Scor affiche 13% de croissance sans concession sur la rentabilité
Benjamin Jullien
Benjamin Jullien
Scor résiste au mouvement de baisse des prix annoncé ces dernières semaines par les grands courtiers américains. Le réassureur français, numéro cinq mondial, affiche une croissance de 13% au terme des renouvellements de janvier, qui concernaient 66% de son portefeuille en traités de dommages et de spécialité (crédit-caution, risques agricoles, transport, etc...). Cette performance s'explique notamment par la signature de deux grands contrats (un traité Automobile au Royaume-Uni et un traité toutes branches en Chine) qui représentent 6 points de croissance. Scor a par ailleurs résilié 7% et restructuré 12% des affaires arrivant à échéance.
Mais le vrai tour de force de Scor est d'avoir conclu ces contrats à tarifs quasi-inchangés (-0,2% en moyenne pondérée), alors que le courtier spécialisé Guy Carpenter prévoyait fin décembre une baisse de 7,5% en dommages (La Tribune du 31 décembre). "Dans un contexte de renouvellements faisant apparaître, comme prévu, une fragmentation accrue des marchés, Scor bénéficie pleinement d'avoir placé la diversification au coeur de sa stratégie", souligne le réassureur dans son communiqué. Peu présent aux Etats-Unis, Scor est aussi moins exposé que ses grands concurrents aux surcapacités qui caractérisent ce marché, notamment en réassurance de catastrophe, où les prix pourraient chuter de 10 à 15%.
À lire également
A l'arrivée, Scor parvient à maintenir son ratio de souscription moyen pondéré, qui rapporte le montant des sinistres et les coûts d'acquisition aux primes perçus, en recul de seulement 0,2%. Ce maintien de la rentabilité technique permet à Scor d'affirmer sa capacité à mettre en ?uvre son plan stratégique "Strong Momentum", qui prévoit un rendement des fonds propres supérieur de 10 points au taux sans risque, soit environ 14,5%.
Benjamin Jullien
Souveraineté alimentaire et sanitaire : l'État va entrer au capital de l'industriel Eurolysine, menacé par la concurrence chinoise
Engie va supprimer environ 1 000 postes dans ses fonctions support d’ici à 2028
Nucléaire : le Blayais finalise son dossier pour accueillir les réacteurs nouvelle génération
Industrie, mobilités, logements, géothermie : la nouvelle offensive verte de l’Occitanie