HSBC fait fi de la crise de la zone euro
Pascale Besses-Boumard
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Jean Beunardeau, le nouveau directeur général de la banque HSBC France n'avait pas la tâche facile pour sa première intervention publique depuis le récent départ de son prédécesseur, Christophe de Backer. Et pour cause : comme ses petites camarades, la banque a durement été touchée par la crise de la dette souveraine des pays européens. HSBC France est en effet l'un des principaux établissements teneurs de marché sur les obligations gouvernementales en Euro. Du coup, cette division a largement dévissé l'an passé enregistrant une perte de 129 millions d'euros contre un gain de 271 millions d'euros un an plus tôt. Difficultés qui ont poussé la direction à prendre rapidement des mesures : En fin d'année, l'exposition sur les Etats périphériques de la zone Euro était limitée à environ 0,7% du bilan d'HSBC France contre 1,3% à fin 2010. Au final, la division française de l'établissement bancaire a vu son bénéfice avant impôt revenir à 191 millions d'euros enregistrant un repli de 70% par rapport à celui de 2010. Contre performance que Jean Beunardeau relativise au regard des résultats obtenus par les autres divisions de son groupe comme celle de la banque d'entreprises (avec un profit avant impôt de 138 millions contre 102 millions un an plus tôt), très dynamique l'an passé. Et ce, grâce notamment à une belle progression des dépôts (+14%) passés à 10,7 milliards d'euros et une hausse des crédits accordés aux entreprises (+10%).
Le nouvel homme fort de la banque insiste aussi sur la solidité de son établissement. Et de mettre en avant le ratio Core Tier 1 de 10,7%, soit l'un des tous meilleurs du secteur en France mais aussi l'amélioration du coefficient de liquidité réglementaire à 152% au 31 décembre 2011 contre 122% en décembre 2010.
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Alors 2011 aura-t-elle été une année à oublier le plus vite possible ? Pas tant que cela si l'on croit Jean Beunardeau pour qui les performances financières s'inscrivent toujours dans la durée. Raison pour laquelle il pense certes réduire encore un peu son exposition sur la zone euro mais pas dans des proportions radicales. « Nous ambitionnons plus que jamais d'être la première banque internationale de nos clients en matière de BFI et souhaitons être la plate-forme du Groupe pour les dérivés actions et les activités de taux en zone euro », affirme le directeur général.
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