Le Fisc britannique court après 500 millions de livres impayés par la Barclays

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La banque Barclays se trouverait dans le collimateur du fisc britannique pour avoir évité de payer près de 500 millions de livres (590 millions d'euros) d'impôts en profitant "de manière abusive" de certaines facilités légales.

Il ne fait pas bon jouer avec le fisc outre-Manche. Une banque, qui aurait économisé près de 500 millions de livres (590 millions d'euros), en jouant de vides juridiques est aujourd'hui dans la ligne de mire des autorités britanniques,  rapporte ce mardi la presse britannique. Le ministère du Budget a mis un terme de manière abrupte à deux dispositions jusque-là autorisées, afin d'éviter que de tels abus ne se reproduisent, selon un communiqué officiel publié lundi soir. L'une de ces dispositions permet par exemple aux banques d'échapper à l'impôt sur les profits générés lorsqu'elles rachètent à bon compte leur propre dette, une pratique qui s'est répandue avec la crise dans la zone euro. Les autorités britanniques n'ont nommé aucune banque mais l'ensemble de la presse pointait du doigt Barclays qui s'est refusée de son côté à confirmer l'information.

Une facture à payer

La mesure étant rétro-active, la banque incriminée devra vraisemblablement payer les 500 millions contestés. Le ministère a précisé que cette banque avait signé, à la demande du gouvernement actuel, un "code de bonne conduite" qui aurait dû lui interdire de recourir à de telles pratiques. Tous les grands établissements britanniques, très critiqués pour leur rôle dans la crise financière et les bonus accordés à leurs dirigeants, ont signé ce code dans l'espoir de redresser leur image auprès de l'opinion. Barclays a annoncé au début du mois un bénéfice net annuel de 3 milliards de livres et son directeur général Bob Diamond, particulièrement impopulaire, pourrait recevoir jusqu'à 11 millions de livres (13 millions d'euros) de gratifications diverses au titre de l'année 2011.

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Commentaires
a écrit le 28/02/2012 à 22:56 :
dingue et vous esseyer de pas payer vos impots aussi sec le fisc enverra une demande de reglement a votre banquier et votre banquier bloquera votre compte.. tout le monde ne vie pas sur la meme planete....
a écrit le 28/02/2012 à 18:38 :
Le Fisc Français est interdit de poursuivre les voyous de la finance ... les banques sont les parcs "d'affaires" de l'Etat UMP.
a écrit le 28/02/2012 à 13:01 :
Quel est le probleme avec le rachat de sa dette? C'est comme rembourser un emprunt immobilier par anticipation si les conditions changent.
L'article cible bien le veritable problème, qui est celui de la taxation et du laxisme qu'il y a eu pendant des années. Le gouvernement anglais et HMRC n'ont qu'a s'en prendre a eux-meme. Ils ont autorisé pendant des années Barclays à aider les entreprises à diminuer les impositions par des montages financiers sans autre but. Maintenant ils se réveillent et font les prudes.
a écrit le 28/02/2012 à 8:52 :
Fabuleux cette pratique de rachat de sa propre dette,c'est dingue ce que les banques n'inventent pas, elles en seraient presque à influer (qui sait?) sur les agences de rating pour se faire dégrader et ainsi racheter leur propre dette avec décote, et si en plus le fisc anglais qui est si royal avec les évadés fiscaux les exonère d'impôts sur les bénéfices pour ses opérations...c'est du pousse au crime.

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