Bénéfices : BNP Paribas explose les compteurs au premier trimestre

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La banque BNP Paribas a enregistré un bénéfice net de 2,9milliards d'euros sur les trois premiers mois de l'année, en hausse de près de 10%, tiré par la plus-value réalisée sur la cession d'une participation dans la foncière Klépierre.

BNP Paribas a réalisé une belle opération. Avec la vente d'un bloc de particpations de la société foncière Klépierre, la banque a dopé son bénéfice net au premier trimestre qui ressort à  2,9 milliards au premier trimestre, en hausse de 9,6%.
La banque française explique par ailleurs avoir réalisé 80% à fin mars de son plan, entamé au tout début de l'automne dernier au plus forte de la crise de la dette dans la zone euro, après avoir réduit de 63 milliards d'euros ses encours pondérés des risques, dont 16 milliards au cours des trois premiers mois de l'année. "Nous pouvons le boucler à l'été", a déclaré Jean-Laurent Bonnafé, le directeur général de BNP Paribas , lors d'une interview à Reuters.

Les valeurs bancaires souffernt en Bourse
A la Bourse de Paris, l'action BNP Pariba s , qui avait ouvert en baisse vendredi, a cloturé à -0,36% à 28,9 euros. Certains gérants soulignent qu'en dépit de ces résultats de relativement bonne facture au premier trimestre, les valeurs bancaires françaises souffrent des incertitudes sur l'environnement macro-économique et des inquiétudes sur la zone euro. En France, les banques sont aussi sous la menace d'une réforme en profondeur du secteur si le candidat socialiste François Hollande remporte l'élection présidentielle dimanche. "J'ai trouvé les résultats bons, quasiment dans toutes les divisions. La solvabilité est toujours un point très important", commente Yohan Salleron, gérant chez Mandarine Gestion. "Malgré cela, on voit un peu la réaction négative, liée à la problématique ambiante sur les bancaires, surtout sur le marché français où des investisseurs attendent un peu un éclaircissement du côté de la politique."

Pas de supprssions d'effectifs supplémentaires
Alors que sont redoutées de nouvelles vagues de restructurations industrielles après l'élection présidentielle, et notamment dans le secteur bancaire, BNP Pariba s assure ne pas prévoir de nouvelles mesures de suppressions de postes après l'élection présidentielle. Près de 1.400 postes sont déjà en passe d'être supprimés dans la banque de financement et d'investissement. Le plan de départs volontaires devrait être bouclé d'ici fin juin.
Au premier trimestre, le bénéfice net de BNP Pariba s ressort en hausse de près de 10%, à 2,86 milliards d'euros, après avoir intégré dans ses comptes une plus-value de 1,8 milliard sur la cession d'une participation dans le groupe foncier Klépierre.
La banque française précise que hors éléments exceptionnels, son bénéfice net ressort sur la période en baisse de 22% à deux milliards d'euros.
D'après le consensus Thomson Reuters, les analystes tablaient en moyenne sur un bénéfice net de 2.344 millions d'euros.
A titre de comparaison, la Société générale a rapporté jeudi un bénéfice net de 732 millions d'euros pour les trois premiers mois de l'année, en repli de 20%, soutenu par les résultats de ses activités sur les taux, les changes et les matières premières.

Un ratio de fonds propres durs de 10,4%

Engagée comme de nombreuses banques européennes dans un programme de réduction de la taille de son bilan et de renforcement de sa solidité financière, BNP Pariba s affiche à fin mars un ratio de fonds propres 'durs' de 10,4%.  La banque affirme du coup avoir "largement" dépassé l'objectif de fonds propres de 9% exigé par l'Autorité bancaire européenne pour fin juin. En raison du manque de visibilité sur le nouvel environnement réglementaire, elle se refuse à donner un objectif de rendement des fonds propres (ROE) pour l'avenir. Ce dernier s'élève à 11,5% à fin mars.
"Il est trop tôt pour donner ce genre d'objectif", estime Jean-Laurent Bonnafé. "Nous avons encore besoin de clarification sur la nouvelle régulation, sur les ratios de liquidité, sur les exigences de capital. "S'il s'est refusé à faire le moindre commentaire sur l'enjeu du scrutin pour les banques, le directeur général de BNP Paribas note toutefois que François Hollande et le président-candidat Nicolas Sarkozy se sont engagés à combattre les déficits et à soutenir la croissance.

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