Aéronautique française : change et concurrence technologique comme défis majeurs

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Le Gifas, le groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales, tenait ce mercredi sa conférence annuelle. L''occasion de présenter les chiffres 2009, les perspectives 2010 et 2011 et de souligner les défis que cette industrie a à relever.

Le chiffre d'affaires du secteur aéronautique en France devrait être proche en 2010 de celui de 2009 et un redémarrage plus soutenu de l'activité est espéré en 2011, a déclaré ce mercredi Jean-Paul Herteman, président du Gifas, le groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales. Les ventes des entreprises françaises du secteur aéronautique ont totalisé 35,8 milliards d'euros l'an passé, un résultat en baisse de 2,2% à périmètre constant. La part des ventes à l'exportation s'élève à 21,8 milliards d'euros.

"2010 sera une année de transition, nous observons que le trafic aérien est tiré par les compagnies à bas coûts et par la croissance des pays émergents. D'autre part, les constructeurs se préparent à une remontée graduelle des cadences de production", a expliqué Jean-Paul Herteman, également président du directoire du groupe d'aéronautique, de défense et de sécurité Safran .

Airbus, la principale division du groupe européen EADS , envisage ainsi d'augmenter le rythme de fabrication de ses avions monocouloirs fin 2010. A partir du mois de décembre, le constructeur assemblera 36 avions de la famille A320 par mois contre 34 actuellement. "Cette année, le chiffre d'affaires des entreprises françaises ne devrait pas être très différent de celui de 2009. Pour 2011, nous voyons un redémarrage mais nous restons prudents", a ajouté Jean-Paul Herteman.

Le dirigeant a souligné que les investissements industriels des entreprises aéronautiques sur le territoire français, en hausse de 2,8% en 2009 (à environ un milliard d'euros), étaient attendus en progression de 11,4% en 2010. Pour autant, la principale menace pour le secteur aéronautique en France et en Europe, selon le Gifas , réside toujours dans l'évolution de la parité euro-dollar

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