Ça coince également entre l'Argentine et la France pour les cinq Super Etendard

Par Michel Cabirol  |   |  340  mots
Après le pataquès des patrouilleurs français sélectionnés par Buenos Aires puis mis en stand-by, le dossier des cinq Super-Etendard destinés à la marine argentine est également à l'arrêt (Crédits : Dassault Aviation)
Une lettre d'intention pour un achat de cinq appareils est encore en attente sur le bureau du nouveau ministre de la Défense, Oscar Aguad. Cette opération est conditionnée au règlement de la crise entre les deux pays sur la vente de quatre patrouilleurs de type L'Adroit à la marine argentine.

Décidément entre l'Argentine et la France, les relations sont mauvaises. Après le pataquès des patrouilleurs français sélectionnés par Buenos Aires puis mis en stand-by, le dossier des cinq Super-Etendard destinés à la marine argentine est également à l'arrêt. Contrairement à ce qu'a relaté la presse ces derniers jours, le contrat n'a pas été signé, selon nos informations. Une lettre d'intention pour un achat de cinq appareils est encore en attente sur le bureau du nouveau ministre de la Défense, Oscar Aguad. La France qui a envoyé une proposition, attend un retour de Buenos Aires.

Si la marine pousse à fonds pour obtenir ces cinq appareils, l'armée de l'air essaie quant à elle de torpiller ce projet évalué à 12 millions d'euros, dont 10 millions pour l'achat des appareils. En outre, il semblerait que l'Argentine n'a pas dédié de budget à cet achat. Enfin, cette opération semble conditionnée au règlement de la crise entre les deux pays sur la vente de quatre patrouilleurs de type L'Adroit à l'Argentine. Aussi, ce dossier est devenu très politique. Pas sûr que la France, qui s'interroge sur le sérieux de l'Argentine, veuille satisfaire les Argentins si ces deniers relancent un appel d'offres international pour l'achat de quatre patrouilleurs. A suivre...

Retirés du service en 2016 en France

La Marine argentine avait acheté à Dassault Aviation 14 Super-Etendard en juillet 1979. Certains d'entre eux ont été engagés dans la guerre des Malouines. Une patrouille de deux avions a notamment coulé en 1982 le destroyer britannique HSM Sheffield, touché par un missile anti-navire AM-39 Exocet (MBDA).

Conçus par Dassault Aviation pour la Marine nationale et mis en service en 1978, les derniers Super-Etendard (SEM) ont été retirés du service actif le 12 juillet 2016 sur la base aéronavale de Landivisiau. Ces appareils sont restés en service durant 38 ans dans la Marine Nationale et ont démontré jusqu'au bout ses capacités, en étant pleinement intégré dans les opérations du groupe aérien embarqué déployé en 2016 dans le Golfe.