Pour ATR, l'année commerciale a enfin commencé. Le leader mondial de l'aviation régionale a annoncé jeudi la signature de sa première commande ferme qui porte sur 10 ATR 72-600 pour Avation PLC. Les livraisons sont prévues entre 2025 et 2028. L'accord s'accompagne également de 24 droits d'achat, valables jusqu'en 2034. « L'établissement d'un programme décennal d'approvisionnement en avions régionaux neufs offrant des performances économiques sensées est un élément-clé de notre stratégie commerciale à long terme », a expliqué le président exécutif d'Avation PLC, Jeff Chatfield, dont la société est cotée à la bourse de Londres. « Cet accord renforce notre collaboration avec Avation », s'est pour sa part réjoui la présidente exécutive d'ATR, Nathalie Tarnaud Laude.
Le constructeur franco-italien (50/50 Airbus et Leonardo) vise au moins 41 commandes en 2024 (contre 40 en 2023). « Nous avons pour objectif de livrer plus de 40 avions cette année et d'atteindre un « book-to-bill » (ratio commandes/livraisons) supérieur à 1 », avait expliqué en février Nathalie Tarnaud Laude dans une interview accordée à La Tribune. Avec cette première commande en 2024, ATR a donc réalisé un quart de son objectif. D'autres devraient suivre à en croire les déclarations de la présidente exécutive d'ATR. L'accord avec Avation « reflète également la forte demande du marché pour les ATR », a-t-il elle prévenu.
Le loueur de Singapour a choisi la dernière génération de turbopropulseurs présentant les plus faibles émissions de CO2 par trajet sur le marché régional, a expliqué le constructeur européen. Émettant 45 % de CO2 de moins par trajet que les jets régionaux de taille similaire, les ATR sont déjà compatibles à 50 % avec les carburants d'aviation durables (SAF), et l'avionneur vise le 100 % SAF d'ici à 2025 dans le cadre de son engagement en faveur d'une aviation bas carbone.