La France négocie la vente de deux frégates FDI à la Grèce

Par Michel Cabirol  |   |  263  mots
La première frégate grecque pourrait être livrée en 2024, coincée entre les livraisons des deux premières FTI françaises (2023 et 2025).
La France et la Grèce ont signé une lettre d'intention (LoI) pour la vente de deux frégates FTI (Belh@rra) de plus de 4.000 tonnes à la marine grecque.

La France et la Grèce ont signé une lettre d'intention (LoI) pour la vente de deux frégates FTI (Belh@rra) de plus de 4.000 tonnes à la marine grecque. Elles pourraient être armées de missiles de croisière MdCN (Scalp Naval). "J'ai signé avec mon homologue grec une lettre d'intention, portant sur le projet d'acquisition par la Grèce de deux frégates de défense et d'intervention (FDI)", a indiqué jeudi dans un tweet la ministre des Armées, Florence Parly à l'issue de la visite de son homologue grec. Le ministre de la Défense, Nikos Panagiotopoulos a toutefois estimé qu'il restait "un long chemin à parcourir" avant qu'un accord soit trouvé sur les "aspects techniques" des navires.

La première frégate grecque pourrait être livrée en 2024, coincée entre les livraisons des deux premières FTI françaises (2023 et 2025). La seconde pourrait être remise à la marine grecque fin 2025 ou en 2026 tandis que la dernière pour la Marine nationale en 2029. Le programme FTI (frégates de taille intermédiaire), devenu FDI (frégates de défense et d'intervention), vise à acquérir cinq frégates (coût unitaire 750 millions d'euros), en complément des deux frégates de défense aérienne Horizon (FDA) et des huit FREMM, pour atteindre le format des 15 frégates de premier rang défini par le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale de 2013. La commande du développement et de la réalisation de la première FTI est intervenue en avril  2017 pour un montant d'environ deux milliards d'euros.