Le nouvel avion de combat, plus automatique et plus connecté
Lysiane J. Baudu
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Il faut tout faire pour dominer le ciel proche et l'espace lointain, et par tous les moyens : avions de combat, drones, planeurs et ballons, sans oublier les aspects cyber. Le tout le plus rapidement possible, et avant 2030 ou 2040 comme prévu.
En effet, « l'Europe est aujourd'hui entourée de guerres, en Ukraine et au Proche-Orient, remarque Michæl Schœllhorn, CEO d'Airbus Defence and Space. Le Système de combat aérien du futur (Scaf), pensé en 2018, époque de paix, reste le bon concept, mais sa mise en place doit intervenir plus tôt, avec une quatrième génération d'avions active avant 2040. » Le ton est donné à la table ronde sur l'avion de combat de demain : il y a urgence.
Reste à savoir si les alliés, notamment dans le cadre de l'Otan, adopteront la même doctrine en matière de technique de combat, et, partant, les mêmes standards, en particulier en ce qui concerne les données qu'il s'agira d'échanger pour être le plus efficace possible. « Une nouvelle connectivité, fondée sur les mêmes standards, est indispensable, assure ainsi le général Dominique Tardif, major général de l'Armée de l'air et de l'espace. Mais en cas de brouillage, fréquent, nous devons aussi envisager des 'bulles de connectivité', sans compter qu'il faudra également prévoir un pilote ou une équipe pour atteindre la cible, le tout sans que ces professionnels soient forcément liés au système de commandement et contrôle ».
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Autant dire que la guerre « nouvelle formule » requiert des capacités technologiques, humaines et collaboratives inédites. « Nous devons apprendre les leçons de l'Ukraine, suggère Steve Parker, président et CEO (par intérim) de Bœing Defense, Space & Security. Il s'agit d'acquérir ses nouvelles capacités - et à ce titre, le représentant d'Airbus Defence and Space mise sur « des applications commerciales avancées, qui pourraient être adaptées aux situations de combat » - « en faisant appel à des start-up et des fournisseurs non traditionnels des armées », ajoute Steve Parker - mais en plus, poursuit ce dernier, « il faut revoir la formation des pilotes, qui doit être davantage assortie de simulation. Enfin, les nouveaux appareils devront, pour faciliter la tâche des pilotes, être plus automatisés qu'auparavant. »
Lysiane J. Baudu
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