Après la viande de cheval... du mouton britannique découvert chez Spanghero

Par latribune.fr  |   |  402  mots
Copyright Reuters
Plusieurs dizaines de tonnes de viande ovine en provenance de Grande-Bretagne ont été découvertes chez Spanghero. Or, l'importation de cette viande est interdite en France. Selon le ministère de l'Agriculture, le fournisseur ne cette viande n'est autre que Draap Trading, celui qui avait déjà vendu du cheval étiqueté ensuite comme du boeuf.

Spanghero paraît loin de sortir du tunnel. Quelque 57 tonnes de viande ovine d'origine britannique ont été découvertes dans ses entrepôts, révèle RTL ce mardi. Un information confirmée à la radio par Barthélémy Aguerre, le patron de l'entreprise dont le siège se situe à Castelnaudary (Aude). Le parquet de Carcassonne a reçu un signalement de la Brigade nationale d'enquête vétérinaires à ce sujet.

Selon le minisitère de l'Agricultre, contacté par l'AFP, la viande incriminée a été livrée par, Draap Trading, le fameux négociant néerlandais enregistré à Chypre quiavait vendu la viande de cheval commercialisée plus tard comme du boeuf à Spanghero. Cette fois, les étiquettes mentionnaient de "la viande dénervée d'agneau".

Une importation interdite

Problème: la commercialisation de viande découpée de cette manière est interdite en France. Cette interdiction a été mise en place en raison des risques de présence de prion à l'origine de la tremblante du mouton. Ces lots étaient destinés à être transformés en merguez mais rien n'indique, pour l'heure, que des produits contenant cette viande aient été mis en vente. Par ailleurs, comme pour la viande de cheval vendue comme étant du boeuf et qui a provoqué un scandale dans toute l'Europe, le circuit de vente de ces lots de viande serait complexe. Il aurait transité par la Grande-Bretagne et les Pays-Bas.

Une viande qui risque d'effrayer la clientèle

Pour avoir commercialisé de la viande de cheval comme étant du boeuf, "à la table Spanghero" est déjà visée par une enquête. L'entreprise, qui appartient au groupe basque Lur Berri, et emploie quelque 300 personnes tente de garder la tête hors de l'eau depuis que des agréments sanitaires lui ont été retirés. Elle a ainsi demandé au tribunal de commerce de Carcassonne l'ouverture d'une procédure de sauvegarde. Cette découverte risque cependant d'effrayer encore un peu plus sa clientèle déjà échaudée par le scandale de la viande de cheval.

A lire aussi:

>> [ENQUÊTE] Scandale de la viande de cheval : pas si facile d'être un "flic" de la DGCCRF

>> Scandale du cheval : trois semaines au galop à travers l'Europe

>> Scandale de la viande de cheval: une recette amputée d'au moins 3,5 millions d'euros sur les plats cuisinés

 (Article créé à 8h26, mis à jour à 11h46)