Renault propose la retraite à 58 ans à une partie de ses salariés français
latribune.fr
latribune.fr
Renault a proposé ce mardi aux représentants du personnel un dispositif de départ anticipé à la retraite au titre de la pénibilité. Cette offre concerne environ 3.000 salariés sur trois ans.
Ce dispositif été présenté aux syndicats lors d'une réunion sur la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC).
En cas d'accord, il serait ouvert aux ouvriers, employés et agents de maîtrise de la maison-mère et des filiales industrielles en France, âgés de 58 ans et plus début 2011, ayant effectué 15 années de travail posté ou ayant une incapacité permanente de 10% et plus, a indiqué une porte-parole de Renault .
Les salariés concernés partiraient dans un cadre financé par l'entreprise jusqu'à l'âge légal de départ à la retraite. "Il ne s'agit pas d'une préretraite", a-t-elle précisé. Le constructeur, qui fait actuellement face à une "sous-activité" dans certains secteurs, explique vouloir être plus réactif par rapport à l'évolution de l'activité.
Dans un communiqué, la CGT s'inquiète des embauches qui sont proposées en contrepartie, la direction ayant annoncé, selon elle, qu'elles ne compenseraient pas les départs.
Le syndicat, qui craint un "plan social déguisé", espère en savoir plus sur les intentions d'embauche de Renault lors d'une réunion de négociation le 7 décembre sur les besoins de nouvelles compétences.
À lire également
La CGT explique qu'elle revendique depuis des années la reconnaissance de la pénibilité "permettant à des salariés soumis à ces critères un départ anticipé dès 55 ans, dans des conditions financières acceptables sans pénalisation pour le calcul de leur pension de retraite respective." Mais les mesures présentées mardi ne sont une avancée "que pour ceux qui partent" si les départs ou "la dispense d'activité" ne se conjuguent pas en même temps, "avec une nécessaire amélioration des conditions de travail pour ceux qui restent", ajoute-t-elle.
Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.

latribune.fr
Micro-réacteurs nucléaires : Antares franchit le cap décisif de la criticité
L’industrie française repasse les 10 % du PIB, mais les usines continuent de fermer
Souveraineté alimentaire et sanitaire : l'État va entrer au capital de l'industriel Eurolysine, menacé par la concurrence chinoise
Engie va supprimer environ 1 000 postes dans ses fonctions support d’ici à 2028