L'essai auto du week-end : BMW 320d ED, une sportive super-écologique

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Copyright Reuters (Crédits : BMW)
Elle rejette à peine 109 grammes de C02, moins qu'une citadine du genre Renault Twingo. Et, pourtant, cette belle routière de 163 chevaux procure un agrément de conduite digne d'une voiture de sport. BMW réconcilie écologie et plaisir. Mais l'inconfort et la rugosité du moteur dérangent.

Une citadine ? Une hybride lymphatique ? Pas du tout. La BMW 320d Efficient Dynamics est une berline raffinée et puissante, à bord de laquelle on ne s'ennuie jamais. Les 163 chevaux du bloc diesel sont bien présents, dociles et vifs. A la conduite, impossible de se rendre compte qu'on pilote une voiture rejetant moins de gaz à effets de serre qu'une Twingo. A cet égard, on est quasiment au même niveau qu'une mini-Peugeot 107 d'entrée de gamme, spartiate et confinée à des parcours urbains.

Sobriété exemplaire

Et ce n'est pas du bluff. La consommation réelle est très basse. Nous avons réalisé une moyenne de 6,4 litres de gazole aux cent durant nos 300 kilomètres d'essai. Et ce, sans jamais se priver, avec une conduite "plaisir" dynamique sur route et... de nombreux embouteillages urbains, particulièrement énergivores. C'est d'autant plus formidable que la différence de performances avec les autres BMW est faible. Evidemment, le moteur reprend moins vite et il faut rétrograder plus souvent, car la cinquième et la sixième s'essoufflent vite. Mais, le bilan agrément demeure positif. Le constructeur bavarois saura réconcilier les amoureux du pilotage avec l'écologie.

Précision redoutable

Les trains roulants conservent par ailleurs leur précision redoutable. La direction, assez lourde, permet de bien communiquer l'état de route au conducteur et de placer la voiture au millimètre. La 320d ED est une vraie BMW, pas un engin sous-motorisé et bridé. Il n'y a que le constructeur à l'hélice pour faire des voitures "écolos" qui ne constituent pas une punition. Pourtant, pas de technologies révolutionnaires et dispendieuses ici ! Juste une optimisation magistrale d'un brave moteur à gazole "classique". Comme quoi, il y a vraiment des marges de progrès.

Inconfort et rugosité

Alors, parfaite, cette "béhème" ? Non, hélas. Car, ces qualités se payent sur le plan du confort. L'abaissement de la voiture pour plus d'aérodynamisme entraîne une fermeté des suspensions éprouvante. A l'origine, la série 3 n'est déjà pas particulièrement confortable. Mais, là... C'est vraiment sec et les sièges durs n'améliorent rien. On n'ignore aucune des anfractuosités de la chaussée. De son côté, le moteur quatre cylindres est encore plus rugueux (et bruyant) que d'habitude. Un manque d'onctuosité renforcé par un embrayage assez rude et pénible dans les embouteillages. L'ébrouement assez violent du "Stop and start" (arrêt et démarrage automatiques du moteur au feu rouge) ajoute son lot de vibrations. Il n'est pas jusqu'à la fermeté des verrouillages de la boîte de vitesses qui ne soit excessive. Finalement, on retrouve l'inconfort d'une véritable sportive de 250 chevaux. Or, on n'en est quand même pas là, avec 163 chevaux.

Prix élevé

Le bilan final ? Cette belle auto, bien finie - mais, pour le luxe, il faut piocher dans le dispendieux catalogue des options -, valorisante mais peu habitable, plaira aux amateurs de conduite "sportive". A condition qu'ils se satisfassent d'une rugosité éprouvante au quotidien. Et qu'ils aient les moyens. Car, cette BMW 320d ED coûte très cher. Pour notre part, nous préférons au même tarif la 320d normale, plus puissante (184 chevaux), plus souple, un peu plus confortable, qui consomme à peine davantage. Mais n'a droit qu'à un bonus de 100 euros au lieu de 500.

 

Prix du modèle essayé : BMW 320d ED Première : 34.550 euros (-500 euros de bonus)
Puissance du moteur : 163 chevaux (diesel)
Dimensions : 4,53 mètres (long) x 1,82 (large) x 1,42 (haut)
Qualités : performances "sportives", comportement routier agile, direction précise, sobriété inégalable, finition de qualité, carrosserie valorisante
Défauts : moteur rugueux, embrayage pénible, "Stop and start" agaçant, suspensions trop fermes, prix élevé, nombreuses options
Concurrents : Volvo S60 D3 Kinetic : 29.900 euros ; Audi A4 2,0 TDi 170 Attraction : 32.800 euros ; Mercedes C 220 CDI Classic : 34.500 euros

Note : 13,5 sur 20

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Commentaires
a écrit le 01/01/2011 à 12:29 :
Un diesel ecologique ,mdr ,a quand le taux emission du nox que rejettent ces fameux diesels ?? Belle fumisterie technologique ces moteurs diesels !
a écrit le 31/12/2010 à 16:02 :
Je n' ai jamais apprécié le confort germanique. Sans doute nos amis allemands sont ils plus enveloppés et supportent mieux les remontées des apéritées de la chaussée, pour ma part, je préfére le moelleux d' une Renault ou d' une Citroën.

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