Michelin suspend ses projets en Hongrie

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Le fabricant de pneus se plaint du manque de prédictibilité de la politique du Premier ministre, Viktor Orban.

Michelin a annoncé jeudi qu'il suspendait ses projets en Hongrie en raison du manque de prédictibilité de la politique économique du gouvernement conservateur de Viktor Orban. "Entre 1996 et 2010, les relations de Michelin et des gouvernements hongrois successifs étaient excellentes", mais, depuis dix-huit mois, date d'arrivée au pouvoir de Viktor Orban, "tout à radicalement changé", déploré le directeur de la filiale hongroise du fabricant de pneus auvergnat, Paul Young, dans un entretien accordé au quotidien économique hongrois Vilaggazdasag et cité par l'AFP.

Le gouvernement rend la vie des entreprises, notamment étrangères, difficile, notamment en leur imposant des taxes exceptionnelles. "Jadis, il était possible de calculer à long terme, mais la mentalité du gouvernement actuel, les nouveaux impôts, les nouvelles lois rendent la politique économique imprévisible", a ajouté le responsable. "Je ne peux dire aujourd'hui quand nous pourrons continuer notre projet d'expansion de nos capacités, qui visait à améliorer la compétitivité de notre site de Nyiregyhaza et qui aurait bien sûr abouti à une augmentation de nos effectifs", a-t-il indiqué au quotidien, toujours cité par l'AFP. 

Depuis 2005, Michelin a investi 100 millions d'euros dans son site de Nyiregyhaza  qui produit des pneus à hautes performances. Le groupe a indiqué que la capacité de production maximale de l'usine, soit 2 millions de pneus par an, ne suffisait plus. Le site emploie 1.050 personnes.

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Commentaires
a écrit le 27/01/2012 à 13:37 :
"tout à radicalement changé". Meme l'orthographe...
a écrit le 27/01/2012 à 12:55 :
Quand on ne veut plus d'Europe on en subit les conséquences.
Quant à la prédictibilité fiscale et les nouveeaux impots pour les entreprises performantes, ce n'est pas non plus en France que l'horizon est le plus clair.
a écrit le 27/01/2012 à 8:49 :
en même temps, les salaires mensuels sont inférieurs à 200?...
Le gouvernement hongrois (héritage du socialisme) prend en charge presque tout (tarif subventionné gaz, épicerie sociale, logement, aide à domicile pour les personnes âgées, transport public gratuit...).
Cela ne me choque que moyennement que les entreprises qui viennent utiliser le personnel paient un peu en contrepartie (3x rien) pour les dépenses publiques...
Réponse de le 16/03/2013 à 7:19 :
archi-faux.
Réponse de le 16/03/2013 à 7:23 :
Rien n'est pris en charge par l'état. le gaz a presque doublé en 3 ans, un ticket de métro a Budapest est au meme prix qu'a Paris, c'est au contraire un bon vieux libéralisme que vit le pays avec des impots identique (en %) pour tout le monde quelle que soit le revenu. Libéralisme ajouté de nationalisme pur et dur.
a écrit le 27/01/2012 à 7:17 :
Toujours aucune remse en question d'un système à bout de souffle. Essayer d'écouter les points de vue divergents, la vérité se trouve souvent qq part au milieu du chemin.http://www.dailymotion.com/video/xnw3m2_hongrie-18-01-12-krisztina-morvai-au-parlement-europeen-vf_news
a écrit le 26/01/2012 à 22:15 :
La Hongrie traverse une période difficile. Sans les investissements étrangers, ils retourneront dans la misère.
Pour Michelin, pas de problème. Tout pourra être déménagé vers la Roumanie ou la Pologne où le Groupe est déjà bien implanté.
a écrit le 26/01/2012 à 17:14 :
ben, ils peuvent investir en France par exemple
Réponse de le 27/01/2012 à 8:05 :
pour avoir des gréves a répetition

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