Auto : la Chine confirme la fin des mesures de soutien aux constructeurs étrangers

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Malgré la fin des mesures d'aide à l'investissement étranger, les constructeurs automobiles non chinois continuent d'investir. Cette mesure vise clairement à accroître la part de gâteau des marques locales, qui ne détiennent encore que le tiers du marché chinois.

La Chine a confirmé ce lundi la fin de mesures de soutien à l'investissement des constructeurs automobiles étrangers. "C'est un décret du gouvernement qui a force de loi", a déclaré à l'AFP un responsable du bureau de l'information de la Commission nationale du développement et de la réforme (NDRC), l'agence de planification chinoise. La Chine consentait jusqu'ici des droits de douane réduits pour des importations de composants et d'équipements dans l'automobile.

Pékin veut clairement privilégier ses constructeurs nationaux (Geely, Chery, BYD...), qui s'octroient pour l'instant à peine un tiers du marché local. Les constructeurs purement chinois demeurent concentrés sur des produits assez rustres à la fiabilité médiocre, qui ne sont bien souvent que des copies de modèles occidentaux ou japonais. Les ventes de véhicules sur le premier marché du monde ont progressé de 2,5% l'an dernier, après avoir bondi de 32% en 2010 et de 46% en 2009. 18,51 millions d'unités ont été écoulées au total (véhicules industriels compris). Les ventes des seules voitures particulières ont toutefois continué à progresser de 5,2% à 14,5 millions. Pour 2012, le marché chinois devrait rebondir et croître de 8% pour atteindre 20 millions d'unités, selon la CAAM (Association des constructeurs).

Ces annonces ne découragent pas les constructeurs étrangers. Volkswagen, premier constructeur automobile en Chine à égalité avec GM selon les calculs, a annoncé début janvier la construction d'une nouvelle usine à Ningbo (Est du pays). Carlos Ghosn, PDG de Renault et Nissan, a par ailleurs indiqué  récemment que la firme automobile française s'implanterait industriellement en Chine entre 2014 et 2016. 

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Commentaires
a écrit le 01/02/2012 à 3:56 :
Nous avons été parmi les premiers à implanter une usine en chine, mais comme nous nous sommes enfermés dans nos suffisances; tous les autres marchés se sont développés et maintenant que la Chine annonce qu'elle cesse l'aide apportée jusqu'a présent, c'est là que nous nous réveillons. Comment ne pas voir une fois de plus un énorme gachis de notre potentiel. D'autant plus que M. Raffarin entrient des relations que l'on entend pour bonnes. Et vous souhaiteriez que l'on renouvel vos mandats?
a écrit le 31/01/2012 à 19:57 :
Est-ce qu'ils sont au courant à l'OMC ?
a écrit le 31/01/2012 à 14:31 :
Bravo à VAG pour avoir su s'exporter à temps, les PSA et Renault n'auront plus que des miettes. La compétitivité française est réduite à néant, pendant que les allemands réaffirment leurs partenariats (BMW et Brilliance particulièrement). Qui sait, Renault arrivera peut-être à devenir chinois en suivant le triste exemple britannique du faillitaire Rover devenu Roewe sur le territoire chinois... Quant aux "produits assez rustres à la fiabilité médiocre, qui ne sont bien souvent que des copies de modèles occidentaux ou japonais" mentionnés dans l'article, ils font référence à la production d'il y a encore 5 ans... Allez faire un tour en Chine, chez les concessionnaires locaux, et vous verrez que l'innovation trouve sa place chez les constructeurs chinois...
a écrit le 31/01/2012 à 11:46 :
ça y est !! et ça marche à tous les coups. Les chinois ont appâté les occidentaux avec des coûts de main d'oeuvre, bas, ils ont construit et amorti en parti l'outil de travail, récupéré les compétences , appris à concevoir ... il leur reste maintenant à tuer petit à petit les entreprises occidentales devenues inutiles ..

la phase d'étouffement de la concurrence commence

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