Renault augmente ses ventes avec Dacia, pas son chiffre d'affaires

Par Alain-Gabriel Verdevoye  |   |  378  mots
Dacia Duster, le succès de Renault (Crédits : DR)
Renault a accru sur le trimestre ses immatriculations de 4,7% dans le monde. Mais le chiffre d'affaires stagne. Grâce au roumain Dacia, il progresse fort en Europe.

Renault vend plus, ça c'est ne bonne nouvelle. Dans un marché automobile mondial en hausse de 4,7%, les immatriculations du groupe Renault ont augmenté de 5,1% à 636 239 unités au premier trimestre. En Europe, le constructeur progresse de 17,7 %, dans un marché en croissance de 8,2 % (voitures et utilitaires). Les hausses les plus fortes sont enregistrées en France (+8,2%), en Italie (+37,4%), en Espagne (+21,4%) et au Royaume-Uni (+100%). La marque au losange proprement dite revendique une pénétration de 7,2%, en hausse de 0,1 point (utilitaires compris).

Dacia cartonne

Mais le grand boom en Europe provient de la filiale à bas coûts roumaine Dacia. Celle-ci a connu la plus forte progression du marché avec une croissance trimestrielle de 46% et affiche une part de marché de 2,5 % (+0,6 point), grâce notamment à une forte dynamique au Royaume-uni.  Les Logan et Sandero ont été renouvelées récemment et la dernière - cinq portes - est très prisée. Quant au Duster, il cartonne. Au niveau mondial, le 4x4 demeure le véhicule le plus vendu du groupe avec 97.280 unités.

Hors d'Europe, les immatriculations du constructeur, essentiellement constituées de modèles de la gamme "Entry" sous les marques Renault ou Dacia selon les marchés, chutent de 7,9%. Dans la région Amérique (latine), les ventes sont en progression de 8,9%. Mais elles s'effondrent de 15% dans la région Europe (Bulgarie-Roumanie) et Méditerranée, de 30% en Asie-Pacifique , en raison notamment du déclin en Iran, un gros marché traditionnel pour la firme tricolore. Renault ne peut tirer profit de la Chine, puisqu'il n'est encore que très peu présent. Il ne produira sur place qu'à partir de 2016.

Chiffre d'affaires stagne

Si les immatriculations montent globalement, cela n'entraîne pas de hausse du chiffre d'affaires, qui stagne. Au premier trimestre 2014, il atteint 8,26 milliards d'euros. Celui des activités automobiles seules recule de 0,1% à 7,73 milliards. La variation des taux de change explique cette situation, mais aussi le fait que les véhicules les plus vendus soient des modèles de la gamme "Entry" à (relativement) bas prix.

Renault se borne à prévoir sur l'année 2014 une hausse des immatriculations et du chiffre d'affaires (à taux de change constants), une amélioration de la marge opérationnelle et un "free cash-flow" (flux de trésorerie) opérationnel des activités automobiles.