Voiture électrique : à Douai, Luca de Meo défend son bébé Ampere
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Luca de Meo, le patron de Renault.
Reuters
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Luca de Meo, le patron de Renault.
Reuters
Luca de Meo n'est pas peu fier de son bébé. En visite à la manufacture de Douai (Hauts-de-France) ce mercredi, le patron de Renault s'est félicité, devant des dizaines de journalistes de toute l'Europe, du choix de fonder Ampere il y a bientôt un an. Entièrement dédiée à la voiture électrique, cette entité, dotée d'une « totale autonomie », constitue « l'une de (ses) meilleures décisions ». Rien de moins ! Ampere apparaît comme la bonne réponse, à l'en croire, pour permettre à Renault de faire son retard dans la voiture électrique. Avec l'ambition de se mettre au niveau des constructeurs chinois, qui ont pourtant plusieurs coups d'avance.
Dans son organisation, Ampere rassemble toutes les activités électriques de Renault. Cela va des usines et lignes d'assemblage entièrement spécialisées dans cette technologie, à la fabrication des batteries, jusqu'à la conception de logiciels embarqués. Cette stratégie n'a rien d'une évidence. Elle apparaît, par exemple, très différente de celle de Stellantis. Le grand rival de Renault, a, pour sa part, opté pour des plateformes capables d'assembler tous types de véhicules, qu'ils soient à motorisation thermique ou électrique.
Quoi qu'il en soit, Luca de Meo demeure persuadé qu'Ampere constitue la meilleure solution pour réduire rapidement les coûts et gagner en compétitivité. Un impératif pour démocratiser, enfin, la voiture électrique.
Pour y arriver, ses ingénieurs planchent sur l'optimisation des batteries, qui représentent de 30% à 50% du coût d'une voiture électrique. Ampere va notamment intégrer la chimie dite LFP (Lithium, Fer, Phosphate) dans ses autos à partir de 2026.
À lire également
La spécialisation d'Ampere dans l'électrique lui permet, selon Luca de Meo, de concevoir des voitures bien plus rapidement. Et donc de faire des économies. La nouvelle Twingo, qui doit arriver sur le marché courant 2026 à un prix inférieur à 20.000 euros, sera notamment développée « en moins de deux ans », promet le patron de Renault. « Quand vous faites cela, vous égalez les acteurs chinois en termes de vitesse », se félicite-t-il. Disposer d'une plateforme dédiée à l'électrique permet aussi de fabriquer des autos plus vite dans les usines. A Douai, d'où sortent aujourd'hui quelques 530 Mégane et autres Scénic tous les jours, Renault espère, in fine, assembler sa nouvelle R5 « en moins de dix heures ».
Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.

Eolien en mer : pourquoi il est peu probable que la totalité des 10 gigawatts de projets soit réellement développée
Défense : Enag, la PME quimpéroise portée par les besoins des Rafale et du France Libre
Longévité : la start-up Skinomix prépare sa machine de diagnostic sur l’âge réel de la peau
Virus Ebola : la biotech lyonnaise Fabentech sur la piste d’un traitement