Vaccins : chez Sanofi, Emmanuel Macron promet de renforcer la souveraineté française
Emma Rodot et Marie Nidiau
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Emmanuel Macron et le PDG de Sanofi, Paul Hudson.
Reuters
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Emmanuel Macron et le PDG de Sanofi, Paul Hudson.
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Pour son premier déplacement depuis la nomination de Michel Barnier à Matignon, Emmanuel Macron a choisi la région lyonnaise. Et précisément Neuville-sur-Saône, où se situe l'un des trois sites de production de vaccins du groupe pharmaceutique français Sanofi dans l'Hexagone. Cette nouvelle usine « sert notre besoin d'innovation, de prévention, de souveraineté », a commenté Emmanuel Macron. Tout un symbole, alors que le chef de l'Etat s'était rendu sur un site du groupe à l'été 2020, en pleine crise Covid.
Le groupe vient en effet d'inaugurer sa nouvelle usine de vaccins « modulable », dont la particularité est de pouvoir fabriquer jusqu'à quatre produits à la fois, contre un seul auparavant. Jusqu'ici, chaque usine n'était dédiée qu'à une seule production. En cas d'échec, ces unités, prévues pour une durée de vie de 35 ans, étaient détruites. « Quoi qu'il se passait, on shootait mal » dépeint ainsi Thomas Triomphe, vice-président exécutif en charge des vaccins. « C'était soit trop petit, soit trop grand. Désormais, tous nos équipements sont qualifiés pour produire plusieurs vaccins et anticorps monoclonaux en même temps ».
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Le laboratoire indique pouvoir produire jusqu'à sept à neuf produits par an dans cette nouvelle usine. Et porte surtout comme promesse de « gagner 1 à 2 ans sur la mise à disposition d'un vaccin ». Nommé « Modulus », ce site peut en effet basculer complètement sa production, en passant d'un vaccin A à un vaccin B en une semaine. Des capacités qui permettraient, en période pandémique, de produire dans cette seule usine « jusqu'à 500 millions de doses par an », précise Thomas Triomphe.
Emma Rodot et Marie Nidiau
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