EDF prêt à céder plus de 6 milliards d'actifs pour financer les EPR britanniques ?

Par latribune.fr  |   |  278  mots
EDF table désormais sur une croissance organique de son excédent brut d'exploitation (Ebitda) d'au moins 3% en 2015, contre 0 à 3% précédemment, grâce à sa "bonne performance opérationnelle". (Crédits : © Petr Josek Snr / Reuters)
L'électricien peut exercer son option de vente sur des parts qu'il détient dans des réacteurs nucléaires aux Etats-Unis. Il réfléchirait aussi à la cession de parts dans ses huit centrales nucléaires britanniques pour financer son projet de construction de 2 EPR en Grande-Bretagne.

EDF voudrait céder 6 milliards d'euros d'actifs en 2016, qui pourraient inclure des parts dans le parc nucléaire britannique et ses participations dans des centrales américaines, après avoir relevé mi-décembre son objectif de rentabilité, affirme mardi 6 janvier Les Échos.

La vente de parts dans les huit centrales britanniques exploitées par le groupe depuis le rachat de British Energy en 2008/2009 servirait à financer le projet de construction de deux EPR au Royaume-Uni, selon le journal. Un chantier au coût pharaonique (18 milliards de livres, soit plus de 24 milliards d'euros), pour lequel le groupe français s'est déjà allié à son partenaire chinois CGN afin de partager le fardeau.

| Lire La solvabilité d'EDF menacée par les EPR britanniques

Plus de 10 milliards de cessions d'actifs d'ici à 2020

En tout, les cessions d'actifs pourraient dépasser le montant de 10 milliards d'euros d'ici à 2020 et concerner l'activité d'exploration-production pétrolière et gazière d'Edison, sa filiale italienne, avait rapporté cet automne Les Échos.

EDF avait annoncé en juillet avoir placé sous revue stratégique l'ensemble de ses actifs dans les énergies fossiles en Europe continentale, sauf en France. Dans ce cadre, EDF a annoncé en décembre une dépréciation d'environ 2,3 milliards d'euros d'actifs supplémentaires au second semestre 2015, principalement au Royaume-Uni, en Italie, en Pologne et la participation d'EDF dans sa coentreprise nucléaire américaine CENG.

EDF table désormais sur une croissance organique de son excédent brut d'exploitation (Ebitda) d'au moins 3% en 2015, contre 0 à 3% précédemment, grâce à sa "bonne performance opérationnelle", avait indiqué le groupe en décembre, quelques jours après l'annonce de sa sortie prochaine du CAC 40.

(avec AFP et Reuters)