Deutsche Bahn n'ira pas en bourse fin octobre
De notre correspondant à Berlin, Jean-Philippe Lacour
De notre correspondant à Berlin, Jean-Philippe Lacour
Ce devait être l'opération boursière de l'année en Allemagne, si ce n'est en Europe. Mais la privatisation partielle de la compagnie allemande publique de chemins de fer, Deutsche Bahn, va rester à quai. La mise en bourse de 24,9% du capital n'aura pas lieu comme prévu le 27 octobre, comme l'a appris La Tribune auprès du ministère des finances à Berlin.
Aucune nouvelle date n'est pour le moment envisagée de manière précise, mais le calendrier est serré. Il s'agit de réaliser l'opération avant que ne démarre la campagne électorale des législatives de 2009 au printemps prochain. La décision de reporter l'entrée en bourse de Deutsche Bahn a été officialisée cet après-midi, à l'issue d'une réunion du comité de pilotage entre le ministère des finances, Deutsche Bahn et les banques concernées.
Le ministère des finances a , selon nos informations, tranché pour ce report en tenant compte de l'environnement actuel extrêmement défavorable sur les marchés. La crise financière fait fuir les investisseurs, et dans ce contexte le produit de la privatisation aurait été sans doute très éloigné de la fourchette de 5 à 8 milliards d'euros évoquée au printemps.
Cet épisode risque de relancer un feuilleton politique qui dure depuis plusieurs années outre-Rhin sur la mise en bourse de l'opérateur ferroviaire. La grande coalition à Berlin s'était entendue cette année pour mettre en Bourse 24,9% du capital des activités de transport de la Deutsche Bahn, rassemblées sous le nom DB Mobility and Logistics (DB ML), les infrastructures (rail, ponts, gares...) devant rester à 100% dans les bras de l'Etat.
De notre correspondant à Berlin, Jean-Philippe Lacour
Souveraineté alimentaire et sanitaire : l'État va entrer au capital de l'industriel Eurolysine, menacé par la concurrence chinoise
Engie va supprimer environ 1 000 postes dans ses fonctions support d’ici à 2028
Nucléaire : le Blayais finalise son dossier pour accueillir les réacteurs nouvelle génération
Industrie, mobilités, logements, géothermie : la nouvelle offensive verte de l’Occitanie