Et Smart Park créa le cyber-voiturier...

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Le parking d'aéroport pratique et économique / DR
Le parking d'aéroport pratique et économique / DR (Crédits : DR)
Avant de prendre l'avion pour de rapides voyages d'affaires, il faut parfois affronter quelques galères. D'où l'idée de cette start-up de proposer un ensemble d'astucieux services pour gagner du temps. Et le temps, c'est de...

« Be smart, don't park. » Le message de Manoël Roy et Thomas de Longvilliers est limpide. Les fondateurs de Smart Park proposent depuis quelques semaines un concept de voiturier parking sur l'aéroport parisien d'Orly.

L'idée de la jeune start-up ? Simple : prendre en charge le véhicule personnel du client devant le terminal de départ, le garer dans un parking spécial et bon marché, à partir de 9 euros par jour, et le rendre au client devant le terminal d'arrivée.

L'accueil, le service... et le sourire

Avec possibilité de faire laver la voiture entre-temps, moyennant un supplément. Pour accéder à ces services que Smart Park veut « souple, efficace et confortable », il suffit de réserver via Internet (smartpark. fr) et de payer l'offre de voiturier parking choisie. Si le moment venu, le client a du retard, il appelle pour prévenir son voiturier quinze minutes avant d'arriver.

Inspirée par le modèle britannique de « valetparking », l'entreprise étendra ses activités à Roissy-CDG dès janvier 2014. L'accueil, le service... et le sourire, tout comme la bouteille d'eau laissée sur le siège, visent à créer la fameuse « expérience utilisateur ». La start-up espère ainsi conquérir très vite ses lettres de noblesse dans ce paysage des transports vers les aéroports qui n'a guère évolué depuis des années, et où la France a pris un sacré retard.

Aujourd'hui, trois modes de liaisons pour Orly et Roissy sont utilisés dans les mêmes proportions par les voyageurs : les transports en commun, souvent bondés et peu pratiques à cause des correspondances ; les taxis, devenus très onéreux ; la voiture personnelle, source de stress quand il faut se garer loin si l'on veut éviter les prix trop élevés.

Des prestataires de tous horizons se sont engouffrés dans la brèche

Des parkings à prix attractifs, mais éloignés et reliés par des navettes, ont fait leur apparition. De même, la location de voitures entre particuliers, proposée par Carnomise.com au départ des aéroports, afin que le propriétaire amortisse son véhicule durant son voyage, commence à faire des émules. En outre des opérateurs proposant de réserver en un clic sa voiture avec chauffeur, tels Les Voitures Jaunes ou Uber, montent en puissance. C'est justement ce dernier opérateur, chez lequel Manoël Roy a fait ses armes, qui lui a inspiré l'idée du service, de la rapidité et du niveau de connexion.

Car le point commun entre tous ces nouveaux acteurs est le recours accru au numérique, garantissant flexibilité et information continue.

« Il nous faudra comme eux une application pour une réservation immédiate et une géolocalisation du voiturier », entrevoit Manoël Roy.

Pour lui, le potentiel des nouvelles technologies n'est d'ailleurs pas encore pleinement exploité dans ce genre de transport urbain :

« Les gens ne sont pas réticents à réserver sur Internet si le système est simple. Le site de covoiturage BlaBlaCar l'a prouvé. »

Comme pour lui donner raison, certains aéroports avaient déjà testé des formules similaires, sans grand succès à cause d'une offre complexe où les clients devaient ajouter 25 euros pour obtenir un voiturier et téléphoner parce que l'offre ne figurait pas en ligne. Seul le digital peut répondre aux divers desiderata des clients ou aux aléas provoqués par les changements et retards de vols. Message reçu cinq sur cinq par cette myriade de prestataires.

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