Kelbillet déroule son concept
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Yann Raoul s'est retrouvé, en 2005, avec un billet de train qu'il ne pouvait plus utiliser, ni échanger, ni rembourser. Pouvait-il le proposer à quelqu'un en dehors de son entourage ? Ainsi est né Kelbillet. D'un simple site d'échanges, le projet s'est transformé, en septembre 2009, en entreprise. En quelques mois, plus de 100.000 billets ont été annoncés sur le site où Kelbillet met en relation vendeurs et acheteurs désireux de céder ou d'acquérir une place de train « d'occasion ».
260.000 membres inscrits
« Notre charte exclut la revente avec plus-value », assure Yann Raoul qui se targue de posséder « la première base de données de voyageurs en France après celle de la SNCF », avec 260.000 membres inscrits.
Pour booster son chiffre d'affaires (non encore significatif), Kelbillet propose aussi un comparateur de billets d'avion en partenariat avec les agences de voyages en ligne qui lui versent une commission le cas échéant. Le site vit aussi de la publicité et d'un nouveau service d'abonnement premium, lancé en février. Parallèlement, Kelbillet qui a préparé pour ce mois de juin un changement de statut et l'accueil de nouveaux actionnaires, développe d'autres services. A l'instar de son application iPhone baptisée Mistertrain. « Les voyageurs d'un même train peuvent se mettre en relation et peuvent ainsi se rencontrer, voire échanger des services, organiser un covoiturage jusqu'à la gare, etc. », détaille Yann Raoul.
Anne-Laure Grosmolard, à Rennes
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