Quand un parfumeur crée sa maison

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(Crédits : AFP)
Septembre 2009. Après quatre ans de gestation, et malgré un contexte économique morose, Francis Kurkdjian ouvre sa première boutique rue d'Alger à Paris.

Une boutique ou plutôt, dans la pure tradition du luxe, la Maison Francis Kurkdjian. Pour franchir le pas, il lui aura fallu une rencontre. « Marc Chaya est mon Pierre Bergé », lance ce « nez » qui, à 25 ans, créait le parfum « Le Mâle » pour Jean-Paul Gautier. Ancien associé chez Ernst & Young, Marc Chaya lui apporte, outre des capitaux, son expérience et son expertise dans la gestion des affaires et le marketing. Car si Francis Kurkdjian entend rester un artisan du luxe, la Maison n'a pas vocation à devenir une marque de niche, réservée à quelques initiés. Londres, New York, puis Philadelphie, San Francisco, Atlanta, Bruxelles, Amsterdam, Anvers et demain peut-être l'Australie, la griffe développe de nombreux accords de distribution avec les grandes chaînes de magasin pour exporter le savoir-faire de son créateur.

Ce développement très rapide ne risque-t-il pas de mettre à mal l'image de l'artisan ? « Non, puisque nous avançons prudemment, au rythme de 5 à 10 ouvertures par an. Je ne pense pas que le développement de la marque soit incompatible avec la qualité de produits. Partout où elle est implantée, son identité est respectée », avance Francis Kurkdjian dont les créations sur-mesure et les installations olfactives ont régulièrement les honneurs de la presse. Sans budget pub, mais avec un sens certain des relations publiques. Sa personnalité et les belles histoires qu'il raconte y sont pour beaucoup.

La Maison Kurkdjian ne propose pas que des parfums, des bougies ou des bracelets parfumés. On y trouve aussi des lessives et des adoucissants pour le linge. « Lorsque l'on débute dans ce métier, on commence tous par apprendre à créer des bases pour les lessives. En réalisant ces produits, je suis dans mon métier de parfumeur », affirme Francis Kurkdjian, qui se refuse à pratiquer dans sa Maison des prix prohibitifs.

 

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