Samsung se déleste de ses disques durs pour se renforcer dans des secteurs plus porteurs

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La somme de 1,4 milliard de dollars issue de la vente de sa filiale à Seagate aidera au développement du sud-coréen dans l'électronique médicale, entre autres.

Samsung et les disques durs, c'est terminé. Le groupe d'électronique sud-coréen, qui était présent dans ce domaine depuis 1989, a cédé mardi sa filiale de disques durs à l'américain Seagate, pour 1,4 milliard de dollars (963 millions d'euros), en cash et en actions. Samsung se déleste ainsi d'une activité déficitaire. Le groupe fait d'une pierre deux coups, l'argent retiré de la vente devant l'aider à financer son développement dans des secteurs autrement plus porteurs, comme l'électronique pour la santé. En décembre, le groupe avait acquis la société Medison, spécialisée dans les équipements médicaux à ultrasons.

Concentration du marché

Cette cession marque une nouvelle étape dans la consolidation du marché des disques durs. Il y a un mois, un autre américain, Western Digital, avait racheté la branche disques durs du japonais Hitachi, pour 4,3 milliards de dollars. Une opération qui permet au nouvel ensemble de détenir près de 50 % du marché mondial des disques durs, selon le cabinet IHS iSuppli. Même après l'acquisition des disques durs de Samsung, qui pèsent 10 % du marché mondial, Seagate restera derrière Western Digital-Hitachi, à environ 42 %. Vient ensuite loin derrière le japonais Toshiba, avec 11 % seulement des ventes mondiales.

Si la concentration bat son plein sur le marché des disques durs, c'est parce que leurs prix chutent, en raison de la concurrence croissante des mémoires flash, réinscriptibles et qui conservent les données informatiques une fois l'appareil éteint. Très résistantes et peu énergivores, elles séduisent les fabricants de tablettes, de smartphones mais aussi d'ordinateurs. La preuve avec le dernier Macbook Air d'Apple, livré en standard avec de la mémoire flash. Cette concurrence se reflète dans les résultats de Seagate, publiés mardi. Le groupe, qui avait lui-même fait l'objet d'une offre de rachat par les fonds TPG et KKR l'an dernier, a vu son chiffre d'affaires fondre de 12 % au cours du trimestre clos le 1er avril, à 2,7 milliards de dollars, et son bénéfice net a été divisé par cinq, à 93 millions. C. L.

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