Greentech : les groupes étrangers doivent viser en Chine des marchés de niches

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Dans son rapport en partenariat avec PriceWaterhouseCoopers, China Greentech recense les opportuniés d'investissements sur le marché greentech chinois.

Pour les entreprises étrangères, la Chine est un marché prometteur... à la condition sine qua non de choisir de façon extrêmement fine les secteurs dans lesquels elles doivent investir. Et c'est notamment dans les secteurs de niches que se trouvent les meilleurs occasions de pénétrer le lucratif marché des greentech chinoises, explique un nouveau rapport publié jeudi par la société China Greentech Initiative.

L'étude, la deuxième du genre publiée en coopération avec le cabinet de conseil PriceWaterhouseCoopers, rappelle que la Chine est un joueur central et incontournable pour toutes les industries greentech que ce soit dans les énergies renouvelables, le transport ou encore le traitement des eaux. « La Chine se trouve au centre de presque tous les marchés greentech. Aucun investisseur ne peut désormais l'ignorer. Tiré par la croissance économique et une politique ambitieuse, le marché ne montre aucun signe de ralentissement », martèle Greentech Initiative. La preuve ? Fin 2010, l'Empire du milieu avait investit 54,4 milliards de dollars dans les énergies propres. Un record mondial. Sans oublier que le dernier plan quinquennal promulgué en mars, instaure le développement des industries vertes comme un impératif prioritaire.

Le marché est prometteur mais pas si facilement pénétrable. Il reste semé d'embuches et il n'existe pas de recettes simples pour l'appréhender. La Chine ne s'est jamais cachée de vouloir créer et protéger ses champions locaux en vue de constituer des leaders mondiaux au sein d'une industrie encore naissante. Fort de ce préalable, le rapport relève que l'accès aux marchés et les opportunités restent donc inégales selon les domaines concernés. Si certains secteurs restent encore fermés - compteurs électriques, distribution d'électricité, traitement de l'eau -, d'autres sont encore trop chers comme celui des éoliennes offshore. Souvent également, les réglementations sont peu adaptées ou tout simplement pas appliquées et les conflits d'intérêts entre gouvernements locaux et les entreprises rendent l'accès de certains secteurs très difficile, voir impossible.

Recycler la boue en énergie

Pour autant, l'étude insiste sur le fait que les opportunités existent même si « elles ne sont pas dans les domaines les plus évidents » selon Randall Hancock, l'un de ses auteurs. China Greentech Initiative cite par exemple les véhicules électriques de petite vitesse qui peuvent être un premier pas dans un secteur aux technologies encore sous-développées. Ou encore dans les matériaux de construction écologiques dont la Chine a un besoin pressant. Il cite également le développement de projets pour recycler la boue en énergie. « Les marchés greentech en Chine sont devenus plus complexes et leur croissance ne se traduit pas toujours par plus d'opportunités pour les entreprises privées et étrangères. Les occasions les plus rentables se trouveront dans des niches encore souvent ignorées », confirme-t-il.

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