Pharmakina, la pépite congolaise qui excelle à l'international

 |   |  390  mots
Copyright Reuters
Fort de son monopole national dans les sels de quinine employés contre la fièvre et le paludisme, la société africaine de 2.000 personnes prospère à l'étranger.

Dans la pharmacie, le Congo a lui aussi sa « success story ». Son nom : Pharmakina. En raison de sa position monopolistique dans les sels de quinine, ce groupe est le seul producteur congolais du secteur à s'être lancé dans une stratégie exportatrice d'envergure. « Ainsi, 60 % de la production de sels de quinine raffinés de Pharmakina sont exportés tandis que les 40 % restants sont transformés en médicaments anti-malaria et distribués dans les pays d'Afrique subsaharienne », peut-on lire dans l'Encyclopédie de l'Industrie et du Commerce de la République Démocratique du Congo (RDC) publié sous la responsabilité de Jean-Paul Movgo, consultant économique et chef du projet Optimise Africa.

Pharmakina cultive environ 1.200 hectares de quinquina et produit 100 tonnes de sels de quinine par an. Il possède par ailleurs son propre laboratoire qui garantit le contrôle qualité et emploie plus de 2.000 personnes. D'autres sociétés gagnent à être connues dans le secteur souligne l'Encyclopédie, même si elles n'ont pas atteint la taille et le poids de Pharmakina. Parmi elles, Zenufa Laboratories, une entreprise tanzanienne adossée au groupe Mimco International.

Partenariats durables

« Pendant longtemps, cette dernière ne s'est contentée que d'un rôle de distributeur et d'importateur en RDC mais depuis quelques années, elle a réussi à nouer des partenariats durables avec des marques renommées comme Pfizer ou GlaxoSmithKline », expliquent les auteurs du chapitre dédié à la pharmacie. Promed et Pharmagros font également partie de ce panorama. Pharmagros est la seule entreprise majeure du secteur à être dirigée par un Congolais, contrairement aux autres poids lourds dominés par des commerçants originaires du sous-continent indien. Ceux-ci ont débuté sur le marché en tant qu'importateurs-distributeurs puis se sont progressivement orientés vers des activités de production, en raison notamment du poids de leur pays d'origine sur le marché mondial des exportations de médicaments génériques.

L'offre de médicaments sur place n'est cependant couverte qu'à hauteur de 10 % par la production locale. « Les principaux exportateurs de médicaments vers la RDC sont la Chine, l'Inde, suivis de près par l'Union européenne, rapporte l'encyclopédie. La majorité des intrants utilisés par les fabricants locaux sont majoritairement importés depuis l'Inde ou la Chine ». À ce sujet, un mémorandum de coopération sino-congolais serait actuellement à l'étude.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :