Médiateur du crédit : la bonne adresse pour sortir la tête de l'eau
Fabio Marquetty
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C'est un fait. Jamais les entreprises n'auront eu à faire face à une situation comptable aussi tendue qu'au cours des quatre dernières années. De financière en 2008, la crise est devenue économique, dégradant au passage la solvabilité des structures les plus fragiles, notamment du côté des PME. Selon une étude réalisée par l'assureur-crédit Coface, le nombre de défaillances d'entreprises devrait augmenter de 4% cette année et avoisiner les 60.000.Dans ce contexte, le dialogue entre les chefs d'entreprise et leurs banques n'est pas toujours facile. Surtout lorsqu'il s'agit de couvrir des besoins de financement à court terme. Les résultats du dernier baromètre KMPG-CGPME daté d'octobre et portant sur un échantillon de 402 dirigeants représentatif des entreprises françaises de 10 à 500 salariés en attestent : 36°% des sondés (contre 29% en juin) font état d'une réduction des crédits ou des facilités de trésorerie alors que 40% d'entre eux (36% en juin) manifestent des besoins de financements d'exploitation (trésorerie, escompte, etc.). Face à ce constat, le rôle de la Médiation du crédit prend toute son importance.
Créé en novembre 2008, au moment où l'État apportait son soutien aux banques pour éviter le risque systémique généré par la faillite de Lehman Brothers, ce dispositif fut mis en place pour lutter contre la menace de resserrement brutal du crédit (credit crunch) et s'assurer que les fonds prêtés aux banques étaient effectivement mobilisés pour le financement de l'économie. Depuis, la Médiation du crédit a traité plus de 30.000 dossiers, avec un taux de réussite supérieur à 60%, représentant une enveloppe de crédits débloqués de 4 milliards d'euros et près de 280.000 emplois préservés. Elle s'adresse à « tout chef d'entreprise, artisan, commerçant, profession libérale, créateur ou repreneur d'entreprise, entrepreneur individuel qui rencontre avec sa ou ses banques des difficultés pour résoudre ses problèmes de financement ou de trésorerie ».
Fabio Marquetty
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