Un mentor à l'export pour aller toujours plus loin

L'accompagnement à l'étranger pour prospecter, s'implanter : c'est le métier d'ALTIOS International. Pour ouvrir l'Europe de l'Est à ses clients, cette PME nantaise vient de prendre le contrôle d'une société en Pologne.
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Historiquement développée sur les marchés lointains de l'Australie et des Bric (Brésil, Russie, Inde et Chine), la société nantaise Altios International, spécialisée dans l'accompagnement des entreprises françaises à l'export, vient de prendre une participation majoritaire (51 %) dans la PME polonaise Logos, créée en 1993 à Cracovie, par Christophe Lurka.« Nous avions besoin d'un partenaire pour poursuivre notre développement et avoir une base en France pour accompagner l'essor d'entreprises polonaises », explique le fondateur de Logos, dont l'activité reposait jusqu'ici à 95 % sur une clientèle de PME françaises désireuses d'aller dans les pays de l'Est. En une dizaine d'années, Logos a mené plus de 1200 missions vers la Pologne, la République tchèque, la Hongrie, la Roumanie... « La demande s'oriente aujourd'hui beaucoup plus vers une démarche multipays, d'où notre volonté de rejoindre Altios », ajoute le dirigeant, qui vise aussi l'accompagnement d'entreprises polonaises à l'export, grâce à un réseau de 10 filiales et de 150 partenaires établis dans 80 pays.

Pour Altios International, qui voit des entreprises quitter la Chine pour les pays de l'Est, il s'agit aussi de s'enraciner durablement dans cette partie de l'Europe en plein essor. En particulier la Pologne, où le taux de croissance ressort à plus de 4 % par an depuis 2007. En 2011 déjà, l'entreprise ouvrait une filiale à Moscou. Cette année, parallèlement à l'acquisition de Logos (23 personnes, CA 800.000 euros), Altios a ouvert deux filiales en Pologne et République tchèque. Des pays, contrairement à la Chine, plus proches géographiquement et culturellement de la France, qui tirent parti, pour l'instant, de monnaies non attachées à l'euro et de charges sociales et patronales bien inférieures à celles de France.« La demande explose dans les nouvelles technologies du numérique ou des cartes à puces, la grande distribution, etc., des marchés s'ouvrent dans les biens de consommations, la décoration, l'immobilier, l'automobile, le textile... Or, spécialisée vers les marchés tchèque, polonais, roumain, Logos représentait un "hub" naturel vers les pays de l'Est », observe David Gérard, l'un des quatre directeurs asso-ciés d'Altios. Mieux, la PME polonaise se situe à un carrefour stratégique, intersection des axes Moscou-Paris et Stockholm-Budapest. Avec une croissance de 30 % à 40 % par an, Altios International a vu son chiffre d'affaires passer de 2,5 à 11,5 millions d'euros en 2012 et vise un CA de 40 millions d'euros à l'horizon 2016.

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