Prix Partager : Isabelle Guillaume, l'artisane
Marie Lyan

isabelle guillaume
Laurent Cérino/ADE
Marie Lyan

isabelle guillaume
Laurent Cérino/ADE
Une carrière à la fois dans un grand groupe et dans une start-up. Pour Isabelle Guillaume, qui a expérimenté les dessous des deux modèles, l'envie de partager a été la plus forte lorsqu'on lui a proposé de prendre la direction générale du pôle Minalogic. "Le partage est devenu un peu mon métier, que ce soit avec les adhérents, avec l'équipe ou avec les partenaires."
À 57 ans, cette ingénieure diplômée de l'École nationale supérieure des télécommunications de Bretagne, également titulaire d'un master d'administration des entreprises, était rendue à une étape charnière, il y a quatre ans et demi, lorsqu'elle a été nommée à la tête du pôle.
Si elle n'a pas entamé sa carrière avec le but de devenir leader, les opportunités se sont présentées rapidement à elle. "J'ai eu la chance de faire partie d'un grand groupe qui gérait ses ressources humaines correctement et laissait la possibilité de prendre part à des nouveaux challenges."
Ainsi, au rayon des défis, elle a d'abord accepté de prendre les rênes d'une startup technologique franco-américaine dans les années 2000, afin de vivre une expérience entrepreneuriale. "Au détail près que cela n'était pas mon argent." Malgré 15 ans de carrière, Isabelle Guillaume a eu l'impression d'être tombée du nid.
Construire une équipe multiculturelle et globale, développer une nouvelle offre marketing dans un contexte international et être chapeautée par un patron américain ont constitué pour elle une bonne école pour consolider son développement personnel. "L'une des clés est d'avoir conscience qu'il existe des différences et de ne pas essayer de les éviter ou de les nier à tout prix : il faut prendre le temps de savoir pourquoi quelque chose n'est pas compris, ce qui permet d'enrichir les expériences."
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Il en est de même dans ses fonctions au pôle Minalogic, où Isabelle Guillaume est désormais à la croisée des chemins entre grands groupes, PME, startups, monde académique, pouvoirs publics ou journalistes. "On est face à des cultures différentes, où il faut comprendre quelles sont les clés pour collaborer. Il s'agit toujours de moments enrichissants, car on ne part pas des mêmes référentiels ni des mêmes attentes."
Si Isabelle Guillaume ne court pas pour autant les réseaux structurés, cette dernière réseaute de manière plus informelle.
La déléguée générale rappelle qu'il est important de savoir transmettre des axes de savoir-faire, de savoir-vivre, pour contribuer au développement des leaders de demain. "Cela nécessite de s'être mis en empathie avec l'autre, de comprendre son besoin. La seule solution est de montrer l'exemple, avec le lead by example."
Une valeur qu'elle perpétue également dans sa seconde vie, personnelle cette fois, où elle occupe le rôle de chef de chœur au sein d'une chorale. "Là encore, il faut partager ses compétences, comprendre l'autre. Finalement, on arrive à réaliser des choses que l'on aurait été incapable de faire individuellement."
Marie Lyan
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