L'Oncopole de Toulouse se réinvente

Pierrick Merlet

Campus santé d'été
Rémi Benoit

Pierrick Merlet

Campus santé d'été
Rémi Benoit
"Le Campus Santé du Futur". Voilà le nouveau nom de l'Oncopole de Toulouse. L'établissement de soins et de recherches spécialisé dans la lutte contre le cancer a dévoilé cette nouvelle identité lors du Campus Santé d'Été, organisé par La Tribune et Toulouse Métropole, les 6 et 7 juin.
Le premier enjeu de cette transformation était tout d'abord de connecter, sur le plan des transports, ce territoire situé au sud de la ville et qui doit faire face à une congestion routière importante. Ainsi, le téléphérique urbain sud qui doit voir le jour dans un an et demi disposera d'une station terminus à l'Oncopole, ce qui permettra de relier ce dernier au CHU de Rangueil et à la station de métro de l'université Paul Sabatier. Enfin, en plus de la navette autonome EasyMile qui doit arriver dans quelques mois pour desservir l'établissement de santé et son parking, un autre aménagement d'envergure vient d'être inauguré pour desservir cette zone où travaille plus de 5 000 salariés. De la prairie des Filtres, jusqu'à l'Oncopole, une voie verte de 2,8 km le long de la rive gauche de la Garonne pour les cyclistes et piétons vient de voir de jour
Maintenant, il ne reste plus qu'à transformer la zone où se concentre environ une quarantaine d'entreprises, mais très peu d'activités annexes ou de commerces. C'est donc tout l'enjeu de la nouvelle stratégie autour de l'Oncopole : rendre ce lieu attrayant pour tous les Toulousains.
Dans ce sens, la Métropole avait mis en jeu, dans le cadre de l'appel à projet Dessine-moi Toulouse, l'ancien bâtiment de 3 000 m2 de l'OMS présent sur la zone. Deux organisations, VIAE Participations et Sopic Occitanie, ont donc remporté le droit d'exploiter cette surface en proposant un projet nommé "Le Hub".
L'événement avait lieu à l'auditorium du centre hospitalier Gérard Marchant. (Crédits : Rémi Benoit)
Les porteurs de projet espèrent désormais lancer les travaux au cours de l'année 2020 car pas moins de 24 mois seront nécessaires pour faire sortir de terre ce nouveau complexe.
Néanmoins, malgré ces aménagements futurs, les décideurs n'oublient pas la vocation première du site : la recherche et la santé. "Nous voulons que les Toulousains, s'approprient ces lieux mais aussi qu'il incarne la santé préventive, le bien-être et le sport", rappelle Caroline Lapelerie.
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Ainsi, pour Denise Silber, une spécialiste internationale de la santé et du digital, "le numérique est l'arme qui permet et qui va permettre à la santé d'avancer". Ce que confirme Abderrahim Mahfoudi de la chaire Pierre Fabre et de l'Inserm : "l'informatique est une vraie opportunité pour le secteur. Grâce à elle, nous pouvons modéliser l'évolution de la maladie d'un patient, traiter ces analyses de manière plus fine. Résultat, cela nous fait des millions de données à exploiter pour nous améliorer".
Le président du Stade Toulousain a partagé les bienfaits de son partenariat avec l'Oncopole de Toulouse. (Crédits : Rémi Benoit)
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Et la profession compte évidemment sur l'Intelligence artificielle, encore plus à Toulouse qui vient d'obtenir l'institut 3IA, pour avancer dans la médecine prédictive. "L'IA est une aide supplémentaire pour dépister des cancers, c'est indiscutable", admet Julien Mazières, pneumologue et oncologue. "On ne peut être que favorable à ces progrès, qui vont permettre une médecine du futur et d'anticipation, en se basant sur la prévention", reconnaît Denis Saules, directeur général de Via Santé et directeur santé du groupe AG2R La Mondiale. C'est donc dans cette perspective que l'Oncopole et le Stade Toulousain ont noué récemment un partenariat pour développer ce volet sport-santé.
Pierrick Merlet