[Les transformateurs] Lucie Poulet, la spationaute
Sonia Reyne

Photo d'illustration
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Tout l'été, La Tribune diffuse les portraits détaillés des 30 personnalités de la région qui incarnent une vision de l'avenir initialement publié dans son hebdomadaire du 7 juin 2019 consacré au prix "Transformons la France"
Spécialisée dans la modélisation des échanges gazeux chez les plantes, la scientifique planche sur la production de nourriture dans l'espace au Kennedy Space Center de la Nasa. "J'ai décroché un contrat de deux ans en post-doctorat", apprécie Lucie Poulet, mince trentenaire qui affiche déjà un palmarès de recherche en Europe impressionnant.
À l'université Clermont-Auvergne, elle a passé son doctorat en travaillant sur le "développement de modèles physiques pour comprendre la croissance des plantes en environnement de gravité réduite pour des applications dans les systèmes support-vie".
Sa vocation est née là où elle a grandi.
Après un bac et une prépa à Grenoble, Lucie décroche un diplôme d'ingénieure de l'École des mines de Nancy. Depuis, cette bosseuse a accumulé plus de neuf ans d'expérience au sein des agences spatiales d'Europe, telles que le Cnes, ESA ou le Centre aérospatial allemand, à Brême. Elle a notamment travaillé sur le projet MELiSSA (Micro-Ecological Life-Support System Alternative).
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Sportive et hypermotivée, celle qui rêve d'aller dans l'espace a fait partie de la mission HI-SEAS qui s'est déroulée à Hawaï en 2014. Avec six autres personnes, elle a été confinée durant cinq mois sur une base accrochée à un volcan qui reproduisait les conditions d'exploration de la planète Mars.
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