Startups et industriels au cœur de l’expérimentation smart city à Toulouse
Objectif News
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Le monde de l'entreprise est un acteur incontournable de l'"Open Métropole" en cours d'élaboration, puisque le territoire d'expérimentation est l'un des piliers du schéma directeur de la Smart City Toulouse. Une dizaine d'expérimentations est ainsi programmée chaque année jusqu'en 2020 avec des startups et des consortiums de petites et grandes entreprises. Certaines ont déjà commencé.
ERDF est par exemple un partenaire de longue date de Toulouse Métropole sur les dossiers en lien avec la smart city. Le groupe a notamment participé à l'opération Hack The City, avec la Mêlée Numérique, qui a donné lieu à l'application Info Travaux, qui est sur le point d'être lancée. Cette application, qui permet de repérer les chantiers, d'expliquer leur nature, leur délai, la gêne occasionnée, améliore l'information des citoyens et des entreprises.
Autre pièce maîtresse du partenariat avec Toulouse Métropole, le dispositif Sogrid, déjà en test sur le territoire. Si ERDF investit autant sur le territoire toulousain, "c'est parce que Toulouse est une place où il faut être présent, insiste Jean Paoletti, directeur régional d'ERDF Midi-Pyrénées Sud. Ici, les choses bougent et nous accompagnons notamment des startups de très haut niveau."
L'homme a d'ailleurs annoncé ce 9 novembre qu'ERDF va faire de Toulouse son territoire d'expérimentation national dans le domaine des objectés connectés.
L'entreprise, qui a récompensé les deux startups toulousaines Intesens et Exem dans son concours Smart Grids ERDF 2015, va tester sur le territoire de la métropole les capteurs de champ magnétique mis au point par Exem. "Cette innovation nous permet de repérer les câbles électriques en sous-sol sans ouvrir de tranchée. C'est une brique technologique de ce que pourrait être la smart city de demain", estime jean Paoletti.
D'autres illustrations des expérimentations déjà en cours dans le cadre de Smart City Toulouse ont été présentées par Jean-Luc Maté, le président du Cluster Automotech, qui rassemble les acteurs de la filière automobile en Midi-Pyrénées.
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Plusieurs membres de cette filière travaillent en effet déjà en partenariat avec Toulouse Métropole. C'est le cas de Continental, qui développe des systèmes d'éclairages publics intelligents à faible consommation (Led) permettant de détecter des objets circulant sur les trottoirs et la route et qui ne s'allument que si nécessaire. Une expérimentation a déjà été testée cette année dans le quartier de Borderouge, à Toulouse.
C'est le cas du Businova de Safra, un bus hybride et non polluant actuellement testé par Tisséo. Même chose pour le Groupe Cahors, qui a déjà séduit la ville d'Oslo, très en avance sur le thème de la smart city, grâce à son système de bornes de recharge rapide. "Et puis nous avons Coovia, le Blablacar toulousain, a aussi pointé Jean-Luc Maté. Il suffirait qu'une société comme Tisséo mette Coovia en utilisation pour multiplier le nombre d'utilisateurs ! Et tout ceci pourrait contribuer à la mobilité urbaine."
Lisbé Juin, fondatrice de la société Loliplop, rebaptisée depuis peu Kezakod, et Arnaud Le Maout, qui préside la société Airborne Concept, illustrent l'implication des startups dans la construction de la smart city.
Lisbé Juin, qui développe un produit d'apprentissage du codage informatique à destination des enfants, vise les écoles et les centres de loisirs. La startup teste déjà son produit à L'Union, dans la banlieue de Toulouse, et dans l'Aude. Elle la déploiera dans des écoles de Haute-Garonne dès janvier 2016 dans le cadre de Smart City Toulouse. "Cela va nous permettre de tester de nouvelles fonctionnalités et de faire évoluer notre produit", prévoit Lisbé Juin, qui attend aussi de ce partenariat un "effet carte de visite".
Mêmes attentes pour Arnaud Le Maout, à la tête d'Airborne Concept, positionné sur le marché du drone. "Nous déployons des applicatifs en matière de surveillance, mais aussi de développement durable, et nous développons en permanence de nouvelles applications", a-t-il expliqué. La startup a déjà réalisé un travail de capture 3D de la basilique Saint-Sernin.
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Airborne Concept travaille aussi avec Toulouse Métropole sur l'observation des changements climatiques. La technologie des drones en réponse aux attentes des organismes publics qui cherchent à mesurer les niveaux de pollution ou les variations de température devrait donner lieu à une nouvelle expérimentation. "Nous sommes véritablement dans la stratégie du win-win avec les startups", a conclu Bertrand Serp.
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