Le Lab’Objectif 2017 consacre Octipas
Marie Corbel
Marie Corbel
Objectif organisait, le 2 mars, la 2e édition du Lab'Objectif, mettant en avant l'écosystème des start-ups régionales. Quelque 400 invités avaient répondu présents à l'Espace Dièze, à Montpellier, où la soirée a démarré avec l'intervention de Natacha Quester-Séméon, journaliste, coach numérique, et CEO de l'agence digitale YouARhere.
Consacré à la stratégie digitale à mettre en place pour développer son influence sur le web, son propos abordait un concept en vogue, celui de l'entrepreneur influenceur.
Laurent Damiron, ancien journaliste et aujourd'hui co-dirigeant de Plussh (Montpellier, 34), constate également « la volonté des entreprises d'avoir la mainmise sur leur contenu ». Mais il ajoute que l'adoption d'une telle démarche n'est pas une fin en soi pour une entreprise : elle doit s'accompagner d'une réelle réflexion stratégique.
La proximité générée par le média numérique entre l'entreprise et ses clients est précisément un facteur-clef du succès d'une entreprise, selon Benoît Bouffart. Ce dernier, directeur produits et innovation de Voyages-sncf.com, est intervenu en binôme avec Sabine Breton, CEO de Sud Corner, lors d'un exercice baptisé Duos de Choc dans lequel se confrontaient une vision nationale et une vision locale de l'innovation.
L'intérêt porté au client ou aux usagers finaux apparaît également comme un autre critère de réussite dans d'autres secteurs. Pour l'industrie pharmaceutique, c'est une condition sine qua non à l'adoption des innovations par le marché, comme l'affirme Stéphane Licchini, directeur du business développement et des alliances à Medincell (Jacou, 34), à Philippe Bouissou, consultant en industrie pharmaceutique.
Poussée à l'extrême, cette logique aboutit au concept développé par Gaël Langevin dans son projet InMoov et présenté lors d'un Duo avec le professeur Philippe Fraisse, directeur du Groupement de recherche en robotique au CNRS.
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« Être utile » et « créatrice de valeurs », telles sont les deux principales conditions que doit respecter une innovation pour s'assurer du soutien du secteur bancaire, résume Pierre Chauvois, le directeur général de la Banque Populaire du Sud.
Dans le cas de la Banque Populaire du Sud, cet intérêt pour l'innovation se traduit par l'ouverture « dans un mois » d'une agence montpelliéraine dédiée aux start-ups et entreprises innovantes.
Ce sont justement six start-ups régionales qui ont, durant la soirée, mesuré la popularité de leurs innovations auprès du public du Lab'Objectif lors d'un concours de pitchs. C'est Nicolas Passalacqua, le fondateur de Octipas (Pérols, 34) qui est sorti gagnant de cet exercice, après le vote de l'assistance, comptabilisé sur une appli.
Octipas propose aux enseignes du retail des solutions de digitalisation de leurs points de vente en fournissant des « tablettes vendeurs » dont la finalité est de booster les ventes, d'augmenter le chiffre d'affaires et de fidéliser les clients. Octipas compte parmi ses clients des enseignes telles que Celio, The Kooples, ou encore Eram.
Les cinq autres start-ups en compétition étaient Extracthive (traitements de déchets à fort impact environnemental), Flipr (objet connecté pour l'entretien des piscines), Snapkin (solution de mise en plan 3D), CILcare (R&D dans le domaine de l'audition) et Pâtisseries du Monde (kits de préparation de pâtisseries exotiques).
La soirée, animée par François-Xavier Delacoux (radio RTS), était aussi l'occasion d'annoncer la sortie du Startupper, un guide de 136 pages sur l'écosystème des start-ups en région, édité par Objectif. Le hors-série comprend un annuaire de 150 start-ups classées par secteur d'activité, les différentes étapes de création d'une start-up, les secteurs d'activités les plus prometteurs ainsi que les points clés d'un business model bien défini.
Retrouvez le diaporama complet de la soirée sur www.labobjectif.com
Marie Corbel