Sandrine Roudaut : "l'utopie ouvre de nouvelles perspectives"
Israa Lizati
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Sandrine Roudaut
Philippe Moulin
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Sandrine Roudaut
Philippe Moulin
Pourquoi ne nous autorisons pas à imaginer autre chose ? Pourquoi n'innovons nous pas assez ? Pourquoi ne modifie-t-on pas nos comportements ? Pourquoi il y a des retours en arrière qui aggravent la situation ? Pourquoi nous n'arrivons pas à convaincre et mobiliser ? Et enfin, pourquoi tant de haine envers ceux qui veulent sauver le monde ?
Sandrine Roudaut a longtemps cherché des réponses à ces questions. De l'histoire à la philosophie en passant par les jeux d'échec, cette chercheuse a fini par trouver les freins psychologiques et culturels au changement. Elle a partagé les résultats de ses années de recherche avec le public de la 2ème édition de la Fabrique du Changement à Toulouse.
La peur pourrait expliquer en grande partie l'inaction de certains. La peur de changer de comportement, la façon de consommer, d'échouer à inventer un autre monde et de perdre son confort, ses illusions et ses croyances. À cette crainte constante s'ajouteraient la culpabilité et le sentiment d'impuissance face à la mondialisation, au lobbying des industriels...etc
Cependant, il y a un sentiment plus fort que la peur : le désir.
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Dans ce cas, quelle est la solution ? Quel est le levier de ces freins ? Comment mobiliser les troupes pour bâtir de nouvelles perspectives ? Pour Sandrine Roudaut les réponses résident dans l'utopie. Ce mot synonyme de rêve et d'illusion serait un moyen de changer la réalité, voire même la seule façon de le faire.
Israa Lizati