La société toulousaine Alu Sud, spécialisée dans la menuiserie aluminium a mis en place, depuis janvier dernier, la semaine de 35 heures en quatre jours pour sa quinzaine de salariés. Une organisation qui donne un jour de repos hebdomadaire en plus aux salariés et permet aussi à la société d'alléger sa facture énergétique. À tel point qu'aujourd'hui aussi bien le dirigeant que ses salariés n'aimeraient pas « revenir en arrière ».Travailler quatre jours par semaine, beaucoup en rêvent. En Europe, les expériences sur ce modèle se multiplient dans les entreprises. Les salariés de la société toulousaine Alu Sud, eux, y ont droit. Jean-Claude Henri, gérant de la société et depuis trois ans de la miroiterie Dario, a mis en place la semaine de quatre jours, « mais toujours en 35 heures et avec le même salaire » précise le chef d'entreprise, depuis le 1er janvier 2023. La société, spécialisée depuis 17 ans dans la fabrication et la pose de menuiseries en aluminium et dans le travail du verre, compte 15 collaboratrices et collaborateurs.
Cette idée ne vient pas des collaborateurs, mais du patron lui-même. « La semaine de quatre jours, c'est un sujet qui me trottait dans la tête depuis presque deux ans. J'ai donc travaillé sur le sujet pour trouver la bonne version à mettre en place en envoyant des ballons sondes », explique Jean-Claude Henri, fort de 30 ans de métier. L'objectif est ainsi pour le patron de ne pas faire de l'initiative une contrainte, ni pour les équipes, ni pour l'entreprise. Ainsi, libre aux salariés d'Alu Sud d'accepter ou non ce projet d'aménagement horaire. Chaque membre du personnel a donc signé un avenant.
« Nous avons des métiers de plus en plus durs physiquement et psychologiquement, nous avons de plus en plus de contraintes, donc je cherche un moyen pour essayer de soulager mes équipes le plus possible. Pour améliorer ça, j'ai donc effectivement pensé à la semaine des quatre jours afin de leur permettre de récupérer un jour de plus. Il faut récompenser les gens qui travaillent finalement », détaille le chef d'entreprise.
Des horaires adaptés
Avec la semaine de quatre jours, mécaniquement 47 jours de congés supplémentaires sont accordés aux collaborateurs même si le volume horaire travaillé reste le même. Pour mettre en place ce système, le patron a dû choisir entre un jour fixe ou tournant. Celui-ci a finalement opté pour la première option pour des raisons logistiques. Ainsi, tous les salariés de l'entreprise bénéficient de leur vendredi de libre depuis le début de l'année civile et d'un aménagement de leurs horaires de travail.