L'ONG toulousaine Avocats sans frontières lance un appel aux dons

Paul Périé

Paul Périé
"L'objectif d'Avocats sans frontières est de défendre les personnes menacées dans leurs droits fondamentaux", rappelle tout de suite son fondateur François Cantier. L'avocat toulousain s'est lancé dans cette aventure fin 1996 début 1997 avant de fonder officiellement l'association en 1998.
En effet, si les actions sont menées par des avocats bénévoles, les fonctions support et la logistique nécessaires au fonctionnement d'Avocats sans frontières (ASF) nécessitent des fonds. "Nos frais d'approche sont très élevés, souligne François Cantier. Je me souviens de mon premier voyage au Rwanda. Le billet d'avion avait coûté 10 000 francs à l'époque. Je suis récemment allé à Bangui (capitale de la République centrafricaine, NDLR) et, là aussi, le voyage est très cher."
C'est pour cette raison qu'Avocats sans frontières a lancé en cette fin d'année une nouvelle campagne de dons. Cet argent viendra compléter les fonds alloués par l'Union européenne - "notre premier bailleur de fonds", insiste le fondateur - et les États démocratiques par le biais d'appels à proposition, qui financent les activités mais pas le fonctionnement de la structure.
À noter que les avocats toulousains avaient reversé en juin dernier une partie de leurs honoraires au bénéfice d'ASF.
L'an dernier, Avocats sans frontières a notamment défendu 50 personnes victimes de torture au Nigéria et apporté un soutien juridique à plus d'un millier de personnes au Mali. Mais l'association mène aussi des actions en France, par exemple auprès des migrants de Calais.
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À la demande des différentes associations présentes sur place, ASF souhaite installer 3 personnes en permanence à Calais. "Cela aurait un coût d'environ 120 000 euros pour 6 mois", pointe l'avocat toulousain. En attendant, l'association a mis en place, depuis lundi 26 octobre, une plateforme téléphonique avec un numéro d'appel pour les ONG aux contacts des migrants. "La justice et la police sont débordées. Nous apportons l'aide que nous pouvons", conclut François Cantier.
Paul Périé
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