Spécialiste de l'autotest, Medisur renforce son expertise en prévention santé
Laurence Bottero
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Sa gamme de produits, divisées en quatre familles, sert habituellement la prévention des maladies ou la détection d'addictions. Mais c'est bien le dépistage du Covid-19 qui concentre aujourd'hui les énergies de la PME basée à Meyreuil.
Il faut dire que le dépistage, c'est l'ADN même de la société.
Créée en 2015 par Edouard Rauline, ex-Danone et Vincent Dailloux, venu du médical, la petite entreprise part alors du bon vieux principe qui dit que mieux vaut prévenir que guérir. Sauf qu'il n'existe pas d'outils disponibles pour assurer cette prévention, à la portée du citoyen lambda. Des outils qui existent pourtant bel et bien dans les laboratoires et dans les hôpitaux. C'est donc ainsi que Medisur devient le spécialiste des auto-tests.
Accompagnée financièrement par Danone dans ses premiers pas, elle s'appuie alors sur l'expertise d'un laboratoire spécialiste des tests simples, Vedalab. L'aventure peut alors débuter. "Nous avons travaillé sur la prévention de maladies telles que le cancer colorectal, la prostate, le dérèglement de la thyroïde... Notre principe était de développer des outils simples", explique Edouard Rauline. En choisissant comme premier vecteur de distribution, la pharmacie. "Le pharmacien a la capacité d'écoute et il connaît bien le patient. Il est capable de conseiller l'utilisation d'un autotest s'il constate le recours fréquent à des médicaments qui soulagent par exemple mais ne soignent pas. Comme cela peut être le cas pour du reflux gastrique. Qui en fait est provoqué par une bactérie que notre test détecte. En soignant la cause des symptômes, le patient évite l'apparition d'une maladie plus sérieuse plus tard".
En 2016, Medisur dispose de gammes regroupant 12 produits. Un an plus tard, alors que la PME provençale est seule sur le marché, Mylan, le laboratoire originaire de Pennsylvanie, très présent en France, met aussi sur le marché une série d'auto-tests. Ce qui constitue alors une bonne et une mauvaise nouvelle pour la Française. Mauvaise car la voilà plus seule sur un marché prometteur. Bonne car cela la conforte dans sa stratégie. "La question du point de vue du patient n'est plus dois-je recourir à un auto-test, mais qui vais-je choisir entre Medisur et Mylan".
Laurence Bottero