Décarboner le gaz, le pari industriel (et mondial) de Sakowin
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Gérard Gatt, fondateur et PDG de Sakowin
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C'est une histoire qui semble tenir ses promesses. Depuis 2017, Sakowin développe une technologie de décomposition moléculaire du gaz qui permet de transformer, directement sur site et en grand volume, du méthane en hydrogène bas carbone. Car le gaz, qui se hisse sur la troisième marche des énergies primaires, est essentiel à certaines industries. « Pour transformer certains matériaux tels le verre, la céramique, l'acier, l'aluminium ou le silicium, il y a besoin de températures très élevées. Le gaz est alors très largement utilisé pour ce genre de procédé et cela engendre des émissions de CO2 », analyse Gérard Gatt.
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Des émissions que la jeune pousse arrive à décarboner, enlevant là une épine du pied conséquente aux industriels. « La décarbonation date d'une décennie. Mais elle s'est accélérée notamment depuis cinq ans avec la mise en place de taxations et de quotas », explique le PDG de la deeptech, mettant, de fait, une pression un peu plus forte sur ces mêmes industriels. Mais ouvrant aussi, le champ à l'innovation. Celle portée par Sakowin sert donc, pour son premier déploiement à échelle réelle, VzDI, un consortium d'industriels suisses - composé notamment de Holcim-Lafarge ; Siemens, ou encore V-ZUG - qui s'est tourné vers le laboratoire fédéral d'essai des matériaux et de recherche (EMPA) afin de trouver des réponses à la grande question qui se posait alors : comment décarboner le procédé industriel ?