Sarkozy et les grèves : la polémique ne se calme pas

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La polémique ne désenfle pas. Après le tollé syndical suscité par les propos tenus par Nicolas Sarkozy samedi lors du conseil national de l'UMP affirmant que " désormais quand il y a grève, personne ne s'en aperçoit ", c'est au tour des usagers des transports publics de faire entendre leurs voix. Hier, Jean-Claude Delarue, président de la Fédération des usagers des transports publics (FUT-SP), a qualifié ces propos de " provocants " et rappelé qu'une grève des conducteurs RATP du RER A de la RATP avait déclenché le 1 er juillet une énorme pagaille en région parisienne. " La grève est indolore dans les transports... surtout pour ceux qui ne les prennent pas ", a-t-il ironisé.Usagers et responsables syndicaux soulignent par ailleurs le risque que les propos du chef de l'État " n'incitent précisément à faire grève ". Compte tenu des mécontentements, " je crois qu'on aura une rentrée difficile ", a prédit hier Jean-Christophe Le Duigou (CGT) sur BFM. La date du 7 octobre a d'ailleurs été évoquée pour une possible journée nationale d'action. Alors que Xavier Darcos, ministre de l'Éducation nationale, avait tenté dimanche de calmer le jeu en indiquant que les propos du chef de l'État visaient à " rassurer " les Européens, Dominique Paillé, porte-parole, a lui décidé d'enfoncer le clou. Il a estimé hier qu'il était " légitime " que Nicolas Sarkozy évoque le faible impact des mouvements de grève, puisqu'il s'agit d'un " constat " qui correspond " à une stricte réalité " .UN NET RECUL DES GREVESDe fait, le nombre de jours non travaillés pour fait de grève dans les entreprises s'est effondré depuis trente ans. Le bilan de la négociation collective en 2007 publié fin juin par le ministère du Travail pointe un " recul des grèves en 2006 " de 26 % par rapport à 2005. Pour autant, on assiste, selon le ministère, à une augmentation des conflits du travail et à la progression d'autres modes d'action (débrayages courts, pétitions, refus d'heures supplémentaires, etc.).

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