L'eurovignette néglige le CO2

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Il faudra attendre encore cinq ans au bas mot pour que les émissions de CO 2 des poids lourds soient intégrées au coût du transport routier. Le commissaire européen aux Transports, Antonio Tajani, a présenté hier une série de mesures qui visent à intégrer dans les coûts du transport les nuisances environnementales qu'il génère. Mais, en dépit de la pression du Parlement et d'une partie de la Commission européenne, les émissions de CO 2 ne font pas partie des nuisances prises en compte. La pièce maîtresse, et la seule disposition législative du paquet, est la révision de la directive eurovignette de 1999.L'objectif, à l'époque, était de faire contribuer les camions au financement des infrastructures. Si la proposition est adoptée par le Parlement et le Conseil, cette taxe, d'application optionnelle, serait augmentée à concurrence des effets sur l'environnement en termes d'émissions de poussière, de bruit et de contribution aux congestions.UN DOSSIER EXPLOSIFTrès variable selon les situations concrètes (horaires, lieu, etc.) et les propriétés environnementales des véhicules, la surtaxe serait de quelques centimes par kilomètre. " C'est une patate chaude dans les mains de la présidence française ", commente Gilles Savary, vice-président de la commission Transports du Parlement européen. En écartant le CO 2 de l'eurovignette, on " botte en touche ", assure-t-il, tout en reconnaissant que, dans la conjoncture actuelle, il est " inenvisageable politiquement d'ajouter une taxe à la hausse des prix ". La non-inclusion du CO 2 dans le dispositif va provoquer l'ire des transporteurs ferroviaires qui cherchent à valoriser leur différence en termes d'émissions.

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