GFI Informatique veut accélérer sa modernisation

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formatiqueÀ nouveau capitaine, nouvelles ambitions. Vincent Rouaix, devenu PDG de GFI Informatique en mai en remplacement du fondateur de l'entreprise Jacques Tordjman, a présenté hier le projet de transformation qu'il compte mettre en ?uvre au sein de ce groupe de 10.000 personnes pour le moderniser. Un projet empreint de bon sens, à défaut d'être spectaculaire.Pour commencer, le plan 2010 de GFI ? un chiffre d'affaires de 1 milliard d'euros, contre 768 millions en 2008, une rentabilité « élevée » ? a officiellement été reconnu comme caduc. Vincent Rouaix n'a pas dévoilé de nouveaux objectifs, arguant du manque de visibilité actuel, se contentant d'indiquer que le groupe espérait enregistrer en 2011 les marges des meilleurs acteurs du secteur, sans se risquer à se prononcer sur leur niveau.acquisitions en perspectiveD'un point de vue géographique, GFI continuera à privilégier les marchés d'Europe du Sud ? Espagne, Italie, Portugal ? sur lesquels il est déjà positionné, ainsi que son principal marché, la France, qui ont représenté deux tiers de ses ventes en 2008. Ce renforcement pourrait passer par des acquisitions, à partir de 2010 dans l'Hexagone, suivies d'autres rachats en Europe du Sud, à partir de 2011. La filiale canadienne, récemment renforcée par croissance externe, du temps de la présidence de Jacques Tordjman, ne semble en revanche pas faire partie des priorités du nouveau GFI. « Toutes les opportunités seront examinées pour cet actif autonome », a indiqué le nouveau PDG. Quant à l'offshore, Vincent Rouaix préfère s'en tenir à des partenariats avec les grands acteurs indiens, qui lui permettent de se positionner sur de grands contrats, plutôt que de développer sa propre structure.Le principal chantier de GFI Informatique, construite par une succession d'acquisitions et qui s'est longtemps cantonnée à placer ses ingénieurs en régie chez ses clients sans grande structuration stratégique, reste son efficacité opérationnelle. Son amélioration passera par la poursuite de l'intégration et de l'industrialisation de l'entreprise, via une gouvernance repensée ? mise en place d'un organe de pilotage intégrant toutes les filiales, d'un management dédié aux grands comptes? ? et l'alignement des stratégies et organisations des filiales sur celle du groupe. L'autre pilier du changement que Vincent Rouaix souhaite impulser consistera à développer des expertises sectorielles sur cinq grands ensembles : banque-assurance, secteur public, télécoms, transports-services, utilités-énergie. Cette spécialisation, espère GFI, lui permettra d' « accroître la valeur des services délivrés » et d'échapper » à la « commoditisation » des services informatiques. Perçus comme un moyen efficace de baisser leurs coûts par les entreprises, les services informatiques subissent d'intenses pressions sur leurs prix. Olivier Hensge

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