L'Élysée prêt à revoir les baisses de charges

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L'Élysée avait annoncé la couleur : « Il n'y aura pas de décision prise sur-le-champ. » Les principaux leaders syndicaux ont été reçus hier par le chef de l'état pour dresser un bilan des mesures sociales prises par le gouvernement depuis le début de la crise et amorcer une première concertation sur les « priorités nationales » à financer par l'emprunt prévu début 2010.Mais le président a tout de même tracé des pistes. Il est prêt à revoir le système de prise en charge des licenciés économiques, en envisageant jusqu'à la fusion des conventions de reclassement personnalisées (CRP) et des contrats de transition professionnels (CTP). Une manière de répondre positivement à Laurence Parisot, qui demande une meilleure indemnisation de la CRP. Nicolas Sarkozy veut aussi mieux prendre en compte les précaires, exclus de ces dispositifs. Surtout, Nicolas Sarkozy répond favorablement à la demande des syndicats de revoir le système de baisse de charges.Il est ouvert à une discussion tripartite à la rentrée sur la mise sous condition des allègements de charges. Selon la CGPME, il serait même prêt à revoir le système. Aujourd'hui, les allègements jouent de 1 à 1,3 Smic, d'où un blocage des hausses de salaires au-delà. La CGPME évoque un système alternatif, avec l'idée d'un allégement de charges sur les 200 ou 300 premiers euros de salaires, dont la plupart, voire tous les salariés, pourraient donc bénéficier. La réforme aurait lieu à coût constant pour l'Etat.des objectifs chiffrésAutre piste approuvée par le chef de l'État, celle de Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO, qui propose « une allocation de solidarité intergénérationnelle » pour « financer l'insertion des jeunes en entreprise sous la responsabilité d'un salarié senior » qui passerait une partie de son temps à transmettre son savoir-faire aux nouvelles générations. Nicolas Sarkozy a également indiqué qu'il recevra le 15 juillet prochain à l'Élysée « les grandes entreprises et les banques qui ont accepté de s'engager [?] sur des objectifs chiffrés de recrutement de jeunes en apprentissage ou en contrats de professionnalisation ». Enfin, il a indiqué son souhait de « confier à une commission, qui sera présidée par deux hautes personnalités [?], le soin de réfléchir à ce que doivent être les priorités nationales pour l'avenir ». Isabelle Moreau

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