« Un M. Portage dans les grands groupes »
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« La Tribune ». Pourquoi faire la promotion du portage des PME par les grands groupes ?Henri Lachmann. Les PME n'ont pas le choix. Compte tenu de leur petite taille, elles ne peuvent lutter contre leurs concurrents étrangers. Elles doivent donc jouer collectif. Il faut également que les grands groupes les fassent profiter de leur expérience.Quel est l'intérêt des grands groupes à jouer collectif? ?Comment peut-on imaginer qu'ils se pénaliseraient en s'entourant à l'étranger de leurs partenaires traditionnels?? C'est de leur responsabilité, mais aussi de leur intérêt?: les entreprises seront plus fortes si elles développent un écosystème autour d'elles et de leurs implantations à l'international.Quelles mesures concrètes préconisez-vous??Nous allons faire signer un pacte PME international aux grandes entreprises pour qu'elles s'engagent à mener des actions concrètes de portage, au travers d'un certain nombre d'engagements. Il est indispensable qu'elles aient un « Monsieur Portage » à un bon niveau de leur direction. Il devra faire la promotion du portage et assurer, en s'appuyant sur des relais locaux au sein des filiales à l'étranger, la coordination des projets communs à l'export avec ses partenaires. La valorisation de ces responsables sera essentielle afin qu'ils soient personnellement motivés au succès du pacte PME.Comment fonctionnera le pacte PME international??Animé par le comité Richelieu, ce pacte devra faire le lien entre les grandes entreprises et les PME. Un conseil de surveillance sera bientôt mis en place, présidé par un dirigeant d'une grande entreprise signataire du pacte. Il sera composé de cinq grandes entreprises, de cinq PME et des représentants institutionnels comme Ubifrance, Oséo, entre autres.Faut-il inciter un peu plus fermement les grands groupes??Pour l'instant, je ne pense pas qu'il soit nécessaire de leur tordre le bras. Tous les ans, un classement sera rendu public.Avez-vous des objectifs chiffrés??Pas encore, car nous ne savons pas exactement combien de PME ont été portées au cours des années récentes.Ne craignez-vous pas que la crise incite plutôt les entreprises à se replier sur elles-mêmes??On peut toujours trouver des excuses pour justifier l'immobilisme. La crise pourrait en être une. Mais je ne pense pas que ce soit dans l'intérêt des entreprises. C'est dans les moments difficiles qu'il faut agir. Propos recueillis par Fabien Piliu
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