Obama part en lutte contre l'évasion fiscale
La Tribune
La Tribune
Une lutte s'engage entre le patronat américain et l'hôte de la Maison-Blanche. Comme il l'avait promis pendant la campagne présidentielle, Barack Obama a annoncé hier une réforme visant à empêcher l'évasion fiscale des particuliers, mais aussi celles des entreprises. Ses objectifs : collecter 210 milliards de dollars de recettes supplémentaires sur dix ans, limiter les délocalisations et également convaincre le public qu'il se démène pour résorber à terme l'abyssal déficit budgétaire de son pays.« Nous intervenons pour veiller à ce que tous les Américains assument une part équitable. En d'autres termes, nous commençons à rétablir justice et équilibre dans notre code fiscal », a déclaré le président des États-Unis. Barack Obama a prévenu que les nouvelles mesures avaient notamment vocation à contraindre les sociétés américaines à déclarer les bénéfices réalisés par leurs filiales à l'étranger, alors qu'elles ont pour l'instant la possibilité de « différer » leur imposition tant que ces profits sont réinvestis dans ces divisions.Lobbying Le président des États-Unis a également annoncé une extension des crédits d'impôts pour la recherche et le développement accordés aux sociétés, à hauteur de 74,5 milliards de dollars sur dix ans. Il s'agit d'inciter la création d'emplois aux États-Unis.Les lobbies patronaux se mobilisent toutefois contre la réforme fiscale présentée. Menées par la chambre de commerce des États-Unis (« US Chamber »), 200 grandes sociétés dont Pfizer, Microsoft et General Electric ont envoyé une lettre aux élus du Capitole pour qu'ils leur permettent de continuer à différer l'imposition de leurs filiales étrangères.Éric Chalmet, à New York
La Tribune
Japon, États-Unis, Europe… Les pays où le nombre de millionnaires a le plus augmenté en 2025
17 colis par an par Francilien : l'impact massif des livraisons en Île-de-France
La pérennisation du dispositif zéro chômeur longue durée à l’épreuve des contraintes budgétaires
Le big bang fiscal des économistes face au péril climatique et économique