Jean-Thomas lesueur
La Tribune
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Délégué général de l'institut Thomas More, qui a réalisé l'évaluation.Vous avez évalué l'action de Sarkozy. 1.100 mesures engagées en deux ans, c'est considérable? Le rythme impressionnant s'est en effet maintenu sur les deux ans, avec les trois quarts des mesures annoncées qui ont été au moins engagées. Le président se tient au volontarisme sur lequel il a été élu. Il y a également une certaine cohérence d'ensemble. Même le plan de relance, dû à l'irruption de la crise, ne contredit pas ce qui avait été fait précédemment.Mais la note globale, 10,5 sur 20, n'est pas formidable. Parce qu'il est trop tôt pour évaluer son action ? La rupture n'a pas eu vraiment lieu, sinon dans la forme et le style. Nous sommes pris sous un feu roulant de mesures, qui n'ont pas vraiment changé la vie de ceux qui ont élu Sarkozy. Et son action souffre d'un manque de lisibilité, car on ne perçoit pas les priorités dans l'amoncellement d'initiatives. Autre point préoccupant, la remise en ordre de la dépense publique, qui avait été annoncée, n'a pas été faite avant la crise, et elle est aujourd'hui différée à cause de la conjoncture dégradée. « La rupture n'a eu lieu que dans le style »flashinterview
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