La bibliométrie, un indice de mesure imparfait
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Les publications. Une obsession, un but ultime, un critère de benchmark international pour les enseignants-chercheurs? La réforme de leur statut prévoyait d'ailleurs initialement de « gratifier » de plus d'heures d'enseignement les mauvais publiants. Quant à Nicolas Sarkozy, il n'a pas hésité à tancer la France pour sa faible performance en la matière lors de son fameux discours du 22 janvier. Or, si la bibliométrie (indice de mesure par les publications scientifiques) est nécessaire, elle est « imparfaite et inégalement adaptée à chaque discipline ». Elle doit donc « rester un simple appui à l'évaluation qualitative » à laquelle « seuls les pairs » peuvent procéder, estime sans détours le rapport de l'Académie des sciences. Un chercheur peut en effet ne rien publier pendant des années? avant de communiquer sur une découverte majeure. Sans compter les retards volontaires liés à des prises de brevets.
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