La consommation s'invite dans le débat sur la relance

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La trêve aura été de courte durée. Dès demain, les députés entament l'examen du plan de relance qui s'incarne formellement dans deux textes?: un collectif budgétaire et un projet de loi destiné à accélérer les programmes de construction et d'investissements publics et privés. Les débats devraient être l'occasion de joutes verbales entre une opposition qui juge ce plan « insuffisant ». Insuffisant car, estiment les socialistes, cette relance se « cantonne à l'investissement alors qu'elle aurait dû avoir un volet pouvoir d'achat pesant pour au moins ses deux tiers », selon les propos du député Pierre-Alain Muet, ancien conseiller de Lionel Jospin, alors Premier ministre. Un questionnement partagé par certains dans la majorité, ainsi Dominique Paillé (lire ci-dessous), qui s'interroge sur l'aide aux plus modestes. Insuffisant aussi dans son volet soutien aux entreprises. Michel Sapin (PS) estime, que sur les 19 milliards d'euros que représente ce plan en 2009 un peu moins de 7 milliards « seulement iront directement au carnet de commandes ». un deuxième plan Pour toutes ces raisons, les socialistes sont convaincus que le gouvernement devra présenter un deuxième plan prochainement. Une éventualité rejetée par le ministre en charge de la relance, Patrick Devedjian, lequel défend un plan « massif et rapide ». Même s'il reconnaît que le plan du gouvernement représente « une rupture avec la politique budgétaire suivie depuis 2002 », l'UMP Gilles Carrez, le soutient. Pour le rapporteur général du Budget qui rappelle dans son rapport sur le projet de loi les expériences « peu rassurantes » de relance menées en 1975 et 1981, ce plan a le mérite d'afficher ses priorités?: le renforcement de l'investissement productif et le soutien à la trésorerie des entreprises, lesquelles n'ont pas retrouvé des relations normalisées avec les banques (voir ci-contre). L'appartenance à la majorité n'empêche pas l'esprit critique. Gilles Carrez souhaite que « l'effort consenti par le budget de l'État soit effectivement compris comme exceptionnel ». D'autre part, il s'interroge sur une bizarrerie de ce plan de relance. Malgré un recours accru à l'emprunt, le projet de loi n'ouvre aucun crédit supplémentaire au titre de la charge de la dette, dont le service reste bloqué à 43 milliards d'euros? Il estime que 1 milliard d'euros supplémentaire pourrait être nécessaire en 2009. Bercy considère pour sa part que la poursuite de la baisse des taux d'intérêt, ainsi que le reflux de l'inflation, autorise à maintenir inchangée la prévision sur la charge de la dette. Anne Eveno

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