Renault en appelle à l'État français

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cite>Renault a des besoins de financement de 9 milliards d'euros par an », a affirmé hier matin le directeur général adjoint de Renault en charge du commerce, Patrick Blain. « Nous attendons de l'État qu'il nous aide à trouver ces crédits. Un petit apport de 500 millions a déjà été débloqu頻, a-t-il poursuivi. « Ce qu'il faut, c'est qu'on puisse se financer normalement, par les banques, l'État ou l'Europe. » Un nouvel appel à l'aide de la part du constructeur automobile français alors que le gouvernement compte présenter un plan de soutien au secteur à la fin du mois.Renault souffre, depuis le deuxième semestre 2008, de la chute sévère des marchés et de la pénurie de crédits. Dans ce contexte, il a vu ses ventes reculer de 4,2 % l'an dernier à l'échelle mondiale alors qu'il espérait initialement les accroître de plus de 10 %. S'ils sont restés quasiment stables en France, ses volumes se sont contractés de 11,8 % en Europe (hors Hexagone) et de 4,9 % dans la région Euromed, cruciale pour la firme puisqu'elle regroupe des marchés aussi importants que la Russie, la Turquie ou la Roumanie. Europe, France et Euromed génèrent 80 % des ventes de Renault. Les croissances en Amérique latine (+ 4,2 %) et en Asie-Afrique (+ 12,2 %) ont limité la casse mais n'ont pu compenser.Certes, Renault s'enorgueillit d'avoir moins reculé que le marché mondial ? lequel a fléchi de 4,8 % l'an passé ? et d'avoir ainsi accru légèrement sa pénétration planétaire à 3,6 %. Mais, il n'y pas de quoi pavoiser. D'autant que le groupe français anticipe, comme ses concurrents, une poursuite de la crise et des marchés automobiles « certainement » en baisse sur 2009. Le marché européen pourrait même reculer de « 10 à 12 % l'an prochain, si la tendance observée au dernier trimestre 2008 se poursuit ».Compte tenu de cet environnement, le groupe doit « piloter les stocks au plus près ». Grâce à une chute de production de 25 % sur la dernière partie de 2008, les stocks ont certes reculé de « 30 % en France et d'un peu moins en Europe ». Mais la « priorité absolue en ces temps de crise inédite est et restera la gestion des liquidités de l'entreprise, avec la maîtrise [?] des stocks ». Les économies sont encore davantage à l'ordre du jour. Le constructeur, qui avait déjà reporté certains projets de nouveaux véhicules, a par ailleurs également gelé des projets industriels comme celui de son usine commune avec Nissan à Chennai, en Inde.des lancements-clésCette année, Renault entend toutefois « gagner des parts de march頻, à condition que « certains concurrents en difficulté ne soient pas tentés de renchérir dans la guerre des prix ». La firme au losange espère s'appuyer sur des lancements-clés au premier semestre comme celui des nouveaux monospaces compacts Scénic et Grand Scénic ainsi que sur les Logan et Sandero à bas prix. Un nouvel utilitaire Master est aussi attendu. Sa filiale coréenne Renault Samsung devrait renouveler aussi deux de ses modèles, les SM3 et SM5. La première sera exportée, notamment en Russie, sous le nom de Renault Fluence. La seconde devrait remplacer en partie la Vel Satis de haut de gamme.Mais Renault se garde bien désormais de donner des objectifs commerciaux précis pour l'année en cours.

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