L'État russe laisse le secteur privé à son sort

Déçu par son incapacité à forcer les banques russes à prêter de nouveau aux entreprises, le gouvernement change de stratégie. Désormais, seules les trois plus grosses banques russes (dans le capital desquelles l'État est largement majoritaire) recevront de l'aide sous forme d'injections dans leurs capitaux propres, a indiqué Vladimir Poutine vendredi. Soit Sberbank, VTB et Vnechekonombank. Que les banques privées se débrouillent donc toutes seules, et d'ailleurs l'État n'a pas assez d'argent pour tous, ironise la presse russe devant le changement de cap, qui pourrait être baptisé de « darwinisme bancaire ». Fin 2008, le gouvernement russe a déjà distribué pour 4,8 milliards d'euros, principalement sous forme de crédits. Des liquidités qui ont essentiellement été utilisés par les banques pour spéculer contre un rouble en dévaluation graduelle.La crise réussira-t-elle là où le gouvernement a échoué ? Depuis une décennie que les économistes pointent du doigt le secteur bancaire comme le talon d'Achille de l'économie russe, le régulateur n'est toujours pas parvenu à l'assainir. Plus de 1.100 banques continuent d'opérer dans le pays, à une grande majorité ce sont des « banques de poches » sous capitalisées. Emmanuel Grynszpan, à Moscou

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