L'agroalimentaire refait son handicap

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Unilever a donné un coup de pouce aux valeurs de l'agroalimentaire. Mercredi dernier, Danone, Nestlé et Cadbury accusaient encore des chutes boursières comprises entre 6 % et 13 % depuis janvier. Mais le secteur a refait une partie de son handicap depuis la publication, jeudi, des ventes trimestrielles d'Unilever, meilleures que prévu : hier, l'indice Bloomberg des 500 premiers groupes agroalimentaires européens ne perdait plus que 3,6 % depuis le début de l'année. Certes, le secteur continue de « sous-performer » le marché, le CAC 40 gagnant 1,5 %. Mais, à la décharge des valeurs de l'agroalimentaire, ces dernières avaient honoré leur réputation défensive en 2008, perdant en moyenne 23?%, soit environ deux fois moins que le CAC 40. C'est donc sur ces valeurs que les investisseurs ont pris leurs bénéfices, début 2009. Surtout que ces titres n'étaient pas spécialement bon marché, avec des PER (« price earning ratio » ou cours rapporté au bénéfice) oscillant entre 13 pour Danone et Nestlé et près de 15 pour Cadbury.Reste que, sur un plan fondamental, les multinationales de l'agroalimentaire devraient traverser 2009 ? année de récession ? sans trop d'encombres, d'après une récente étude de Deutsche Bank. Car leur exposition aux pays émergents est bien plus importante que lors de la crise économique du début des années 1990. C'est notamment le cas pour Unilever, qui a vu ses ventes bondir de 9,5 % en Asie, en Afrique et en Europe centrale, au premier trimestre. Ensuite, les portefeuilles de produits de ces groupes sont plus diversifiés qu'autrefois. Les divisions nourriture pour bébés et aliments diététiques de Danone ont vu leur chiffre d'affaires grimper de près de 11 % de janvier à mars. Ce qui a compensé les contre-performances de branches traditionnelles comme les produits laitiers et l'eau. Résultat, Deutsche Bank estime que le bénéfice par action des groupes d'agroalimentaire européens pourrait croître de 5?%, voire de 10?%, cette année. De quoi remettre l'eau à la bouche des investisseurs. Christine Lejoux

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