aux États-Unis, réduction des dépenses gouvernementales

« Il est clair que nous pouvons faire bien plus pour protéger nos enfants et nos petits-enfants. » Leader de l'opposition républicaine au Sénat, Mitch McConnell tire à boulet rouge sur les mesures d'économies annoncées quasi quotidiennement par l'administration Obama. Le président, qui s'est engagé à diviser par deux l'abyssal déficit budgétaire des États-Unis avant la fin de son premier mandat, multiplie les initiatives pour réduire les dépenses gouvernementales et augmenter les recettes fiscales. Dans un contexte économique délétère, la Maison-Blanche a dû réviser à la hausse ses projections de déficit : pour l'exercice fiscal 2009 qui s'achèvera à la fin septembre, son nouveau chiffrage porte sur 1.840 milliards de dollars ? soit 89 milliards de plus qu'estimé en février ? ce qui correspond à 12,9 % du produit intérieur brut des États-Unis, une proportion inédite depuis 1945. Pour l'exercice suivant, le déficit devrait être ramené à 1.260 milliards de dollars, soit 87 milliards de plus qu'attendu. « La hausse du déficit constitue une réponse exceptionnelle mais nécessaire à la crise », avance la Maison-Blanche, qui assure que les hausses annoncées pour 2009 et 2010 ne sont que « temporaires ». Le gouvernement espère stimuler la croissance avec son plan de relance à 787 milliards de dollars et le prolongement des aides à la finance et à l'automobile entamées sous la précédente administration qui lui a légué un déficit supérieur à 1.000 milliards de dollars. En une semaine, Barack Obama a annoncé la suppression et la réduction de 121 programmes fédéraux afin de réaliser 17 milliards de dollars d'économies. Le président entend par ailleurs collecter 210 milliards de dollars en dix ans en mettant fin à l'évasion fiscale. Enfin, le Trésor a dévoilé une réforme portant notamment sur les droits de succession et l'imposition des plus-values, pour lever 58 milliards de recette supplémentaire en dix ans. En 2011, le taux d'imposition sur le revenu devrait repasser de 35 % à 39,6 % pour les ménages les plus fortunés, soit au niveau de 2001.É. C., à New York

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